Les jeunes salariés ont du souci à se faire pour leurs vieux jours. Alors que les conditions pour prendre sa retraite de base à taux plein durcissent à vue d'oeil, la part complémentaire n'est plus à l'abri non plus. Depuis 2003, révélait hier Les Echos, la décision d'indexer sa valeur sur l'inflation, plutôt que sur les salaires, a conduit à une baisse de 6 % de cette épargne. En clair, chaque euro cotisé rapporte de moins en moins. « Cela ne handicape guère les salariés partant en retraite aujourd'hui, mais cela signifie que les rendements offerts aux jeunes actifs seront bien moindres », souligne le journal. Au 1er avril, le point Arrco/Agirc ne devrait progresser que de 1,13 %, à moins que les syndicats n'obtiennent mieux auprès du patronat.