VIDEO. Reprise de GM&S Industry: Le tribunal de commerce statuera sur l’offre de reprise de GMD le 4 septembre

JUSTICE L’État s’est beaucoup investi dans ce dossier…

Nicolas Raffin

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Les salariés de GM&S devant le tribunal de commerce de Poitiers, le 22 juin 2017.

Les salariés de GM&S devant le tribunal de commerce de Poitiers, le 22 juin 2017. — Jean Michel Nossant/SIPA

Après plusieurs mois d’attentes et de nombreux reports, les salariés de GM & S Industry ne sont toujours pas fixés sur leur avenir. Le tribunal de commerce de Poitiers a décidé ce lundi de se donner un nouveau délai avant de se prononcer sur l’avenir du sous-traitant automobile, basé à La Souterraine dans la Creuse. Il statuera sur l’offre de reprise de GMD le 4 septembre.

Nouveau sursis

Fin juin, la société avait été placée en liquidation judiciaire avec poursuite de l’activité jusqu’au 21 juillet. Le 24 juillet, un premier sursis d’une semaine avait été accordé. Le tribunal a décidé d’en accorder un second ce lundi. Il prolonge l'activité de l'usine jusqu'au 18 septembre à minuit.

La seule offre de reprise toujours en lice provient de GMD, le leader français de l’emboutissage. Son PDG, Alain Martineau, a souvent répété qu’il ne comptait reprendre que 120 salariés sur 277 CDI, soit environ 43 % des effectifs. « L’offre est ferme, elle engage GMD, ils ne peuvent pas la retirer » a expliqué à 20 Minutes Jean-Louis Borie, l'avocat des salariés.

>> Lire aussi le reportage : GM&S, un dossier à risque pour Macron 

Bercy à la manoeuvre

Pour le gouvernement, le dossier est sensible. Depuis sa nomination à Bercy, Bruno Le Maire a multiplié les réunions avec les acteurs du dossier, et s’est même rendu à l’usine de La Souterraine le 19 juillet. « L’engagement que je prends, c’est que pas un seul salarié ne sera laissé de côté » avait expliqué le 19 juillet le ministre de l’Economie, sans réussir à convaincre totalement les employés.

Afin d’aider l’entreprise à redémarrer, PSA et Renault, principaux donneurs d’ordre de GM & S, se sont engagés à réaliser 22 millions d’euros de commandes par an (12 millions pour PSA, 10 millions pour Renault) au moins jusqu’en 2022. En outre, 15 millions d’euros doivent être investis pour moderniser le site. Enfin, GMD devrait racheter les murs de l’usine aux anciens propriétaires, afin d’éviter d’avoir à payer un loyer.