Sous forme de prime
Cette mesure, qui interviendrait au 1er mars, représente une dépense de 354 millions d'euros pour l'Etat. «L'effort de l'État en 2008 représentera en moyenne une progression de 3,7% de la rémunération des fonctionnaires», détaille Eric Woerth dans un entretien accordé au quotidien.
Cet effort inclut, outre la hausse du point d'indice, des mesures sur l'ancienneté pour 1,6 milliard d'euros, ainsi que des mesures catégorielles chiffrées à 403 millions d'euros, dont 225 millions au titre du non-remplacement d'un agent sur trois partant à la retraite en 2008. S'y ajoutent «335 millions pour les heures sup et 280 millions pour la monétisation des comptes épargne-temps et la nouvelle garantie individuelle du pouvoir d'achat».
Ce dispositif «prendra la forme d'une prime versée dans l'année (...) à tous les fonctionnaires d'Etat qui ont été moins revalorisés que l'inflation sur la période 2003-2007», a-t-il précisé.
Les syndicats insatisfaits
Ses propositions, qui doivent faire l'objet de négociations jusqu'au 18 février, ont aussitôt été jugées insuffisantes par les principaux syndicats de fonctionnaires. «La revendication de l'ensemble des organisations syndicales pour 2008 était d'avoir une mesure qui couvre l'inflation, donc le compte n'y est pas», a rappelé Eric Fritsch (CFDT). Pour Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération d'enseignants, «les mécanismes qui tirent vers le bas les salaires vont continuer à fonctionner» étant donné le niveau de l'inflation (évaluée à 1,6% en 2008 par le gouvernement, ndlr) et «ça n'est pas acceptable». «C'est encore pire que ce qu'on croyait, c'est méprisant pour les personnels», a estimé de son côté Jean-Michel Nathanson (Solidaires), jugeant «normal que les personnels reçoivent l'argent nécessaire à leurs qualifications», au sujet des mesures liées à l'ancienneté.