Bouton sur un siège éjectable

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Publié le 30 janvier 2008.

Démission, rachat. Le sort de la Société générale et de son patron Daniel Bouton déchaînaient les rumeurs hier. La troisième banque française vacille après la folle spéculation d'un trader, qui a anéanti ses profits en 2007. Au onzième jour de crise, son titre s'est envolé en Bourse sur des rumeurs de rachat par la soeur ennemie, BNP Paribas, ou pire, de « vente en morceaux ». Et les critiques fusent à l'encontre du PDG, Daniel Bouton, qui affirme que sa démission est toujours sur la table alors qu'un conseil d'administration « ordinaire » se tient aujourd'hui. Il ne peut « pas faire autrement que partir », a estimé hier le président de la commission des Finances du Sénat, le centriste Jean Arthuis.

Fraude massive, pertes liées aux crédits américains « subprimes », soupçons de délits d'initiés, procès pour blanchiment en février : il pleut des tuiles sur « la machine à prendre des décisions », comme Bouton se décrit. L'énarque de 57 ans, ancien inspecteur des finances, dirige la SG depuis dix ans. En 1999, il a remporté une bataille boursière épique, forçant la BNP à battre en retraite. Une victoire moins assurée aujourd'hui, avec une valeur boursière - son bouclier tant vanté - divisée par deux depuis mai. Même si le Premier ministre souhaite que la SG « reste une grande banque française ».

Angeline Benoit - ©2008 20 minutes
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