Reprise de Tati: La maison mère Eram soutient officiellement l'offre de rachat de GPG (Gifi)

SOCIAL Le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) doit examiner lundi les offres des candidats à la reprise d’Agora Distribution, placé en redressement judiciaire fin avril…

C.P. avec AFP

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L'enseigne Tati est menacée de fermeture (Illustration).

L'enseigne Tati est menacée de fermeture (Illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

Dernière ligne droite pour Tati. Alors que le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) doit examiner lundi les offres des candidats à la reprise d’Agora Distribution placé en redressement judiciaire fin avril, sa maison mère a officiellement pris position ce vendredi. Le groupe Eram a annoncé qu’il soutenait l’offre de GPG (Gifi) pour le rachat de Tati et des autres enseignes de son pôle (Fabio Lucci, Gigastore et Degrif’Mania) qui compte 140 magasins et plus de 1.700 salariés au total.

Une offre « mieux disante socialement »

Lundi, le tribunal devra départager les offres présentées d’une part par le groupe GPG, présidé par le fondateur des magasins Gifi, Philippe Ginestet, et d’autre part par un consortium d’enseignes à bas prix, composé de La Foir’Fouille, Centrakor, Stokomani, Maxi Bazar et Dépôt Bingo. Une troisième offre émanant de l’enseigne Babou propose, elle, un périmètre de reprise plus restreint.

« Comme depuis le début, la priorité du groupe Eram c’est le social. Il est logique que le groupe soutienne l’offre de GPG car elle est mieux disante socialement », a déclaré une source de l’entreprise à l’AFP. GPG prévoit de reprendre 1.428 emplois directs et 133 magasins, avec pour objectif de les conserver sous leurs enseignes existantes.

Le consortium projette, lui, la reprise de 1.298 salariés et de 125 magasins, dont 16 continueront d’être exploités sous l’enseigne Tati.

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Des millions d’euros d’investissement prévus

Les deux offres proposent par ailleurs d’injecter plusieurs dizaines de millions d’euros dans la relance des magasins repris, ainsi que des mesures assurant une pérennité des emplois sur au moins deux ans, et un abondement au plan social de l’ordre de 2 millions d’euros pour les salariés qui ne pourraient pas être repris.

Fondée en 1948 par Jules Ouaki, Tati avait été reprise par Eram en 2004. Malgré une stratégie de diversification et d’internationalisation, Tati, concurrencée par de nouvelles chaînes à prix cassés ( Primark pour l’habillement, Action ou Centrakor pour la déco…) et pénalisée par la baisse du marché de l’habillement, a essuyé l’an dernier des pertes opérationnelles d’environ 60 millions d’euros pour un chiffre d’affaires en baisse, à 350 millions d’euros.