FINANCES - La Société Générale n'est pas un cas isolé...
La Société Générale, victime des initiatives sans contrôle d'un de ses traders, a annoncé jeudi avoir perdu 4,9 milliards d'euros à cause de ces mauvais placements. Un record dans ce genre d'affaires d'irrégularités commises par un homme seul, qui secouent à intervalles réguliers les marchés. Mais le cas n'est pas inédit. Petit tour d'horizon des précédents:
Calyon (2007)
En septembre, l'initiative malheureuse d'un courtier américain de la succursale new-yorkaise de Calyon, banque de financement et d'investissement filiale du Crédit Agricole, provoque un trou de 250 millions d'euros. En intervenant sur les marchés du crédit pour des montants anormalement élevés et en prenant des risques excessifs, le courtier avait agi sans autorisation et au-delà des limites définies par la banque.
Amaranth Advisoirs LLC (2006)
Ce fonds spéculatif («hedge Fund») américain perd 6,5 milliards de dollars sur les marchés du gaz naturel à cause de mauvais arbitrages effectués par l'un de ses courtiers.
Allfirst (2002)
En février, la première banque irlandaise, l'Allied Irish Bank (AIB), révèle qu'un courtier a dissimulé 691 millions de dollars de pertes sur des opérations de change. John Rusnak, travaillant depuis sept ans à Allfirst, filiale américaine d'AIB à Baltimore (Maryland), a reconnu s'être engagé dans une série d'opérations de change fictives dans le but de couvrir les pertes qu'il avait subies au milieu des années 90. En janvier 2003, Rusnak est condamné à sept ans et demi de prison et à payer les pertes qu'il a occasionnées au groupe bancaire.
Merryl Linch (2001)
Merrill Lynch a licencié de hauts responsables qui n'avaient pas encadré un agent de changes qui avait détourné des profits sur des opérations au profit de clients privilégiés. La banque a perdu 10 millions de dollars.
Sumitomo (1986-1996)
Yasuo Hamanaka, dit «le roi du cuivre», était responsable des activités de marché pour le cuivre au sein de la maison japonaise de négoce Sumitomo Corp. Il a fait perdre 2,6 milliards de dollars à son employeur en effectuant des transactions frauduleuses qui se sont étalées sur une décennie, jusqu'en 1996. Il avait imité la signature de deux de ses supérieurs dans des lettres adressées à des courtiers étrangers, ce qui lui donnait autorité pour les transactions sur le marché du cuivre et le pouvoir d'effectuer des transferts de fonds.
Daiwa Bank (1995)
Un courtier à New York de la banque japonaise réalise pendant onze années des transactions non autorisées sur le marché des obligations. Résultat: 1,1 milliard de dollars de pertes.
Barings (1995)
En février, la plus ancienne banque d'affaires britannique est mise sous administration judiciaire à la suite de la cavale d'un de ses courtiers. Basé à Singapour, Nick Leeson avait parié sur une hausse de l'indice de la bourse de Tokyo alors que celui-ci baissait et spéculé sur le prix du pétrole. Il avait accumulé 850 millions de livres (1,2 milliard de dollars) de pertes qui étaient cachées sur un compte secret, répondant au numéro de code 88888. Il a été condamné à six ans et demi de prison.
Drexel Burnham Lambert (1989)
November 1989 - Michael Milken, connu comme le «roi des actions pourries», menait des opérations frauduleuses sur les obligations. Les 650 millions de dollars réclamés en amendes et restitution d'argent a conduit à la faillite de la manque. Michael Milken a été condamné à 10 ans de prison.
Sur Monster.fr, et accédez en exclusivité aux toutes dernières offres, à des conseils personnalisés et des opportunités de développer votre réseau professionnel !