Jacques Attali a remis mercredi son rapport sur la libération de la croissance à Nicolas Sarkozy, qui s'est montré d'accord sur l'essentiel de ses propositions, sauf sur la réforme du principe de précaution et la suppression des départements.
Jacques Attali a remis mercredi son rapport sur la libération de la croissance à Nicolas Sarkozy, qui s'est montré d'accord sur l'essentiel de ses propositions, sauf sur la réforme du principe de précaution et la suppression des départements. - Jacques Demarthon AFP

Recueilli par Angeline Benoit

Jacques Attali, président de la commission pour la libération de la croissance française, commente son rapport...

Vos propositions ne vont-elles pas au-delà de la croissance ?

Pas du tout. La sécurité, la diversité et des institutions qui garantissent la solidarité font partie des conditions de la croissance.

Certaines pistes étaient connues. Quelles sont les nouveautés ?

Certaines propositions ont été dévoilées et reprises avant aujourd'hui. Mais le rapport va beaucoup plus loin. C'est la cohérence de 316 mesures qui est originale.

Et le déficit ?

Cette réforme ne coûtera rien car elle sera financée par un redéploiement des dépenses. Tout est chiffré.

Votre réforme est « prête à appliquer ». Et le débat ?

Ce mode d'emploi est non partisan. Il mettra fin à une société de connivence et de privilèges. Sur les médicaments, par exemple, il s'agit d'abolir une rente de situation des pharmaciens.

Mais une application en juin 2009 est irréaliste !

C'est facile à faire, c'est une question de volonté politique.

Vous regrettez vingt ans d'immobilisme, mais vous étiez conseiller de Mitterrand.

Les réformes ont été menées jusqu'en 1986. C'est après que la France n'a plus bougé et que j'ai pris mes distances.