EMPLOI - Le jour de l’ouverture des débats à l'Assemblée sur le projet de loi de fusion de l'ANPE avec l'Unedic...
L'ensemble des syndicats de l'Unedic et des Assedic ont appelé à une grève nationale reconductible dans certains services, mardi, jour d'ouverture des débats à l'Assemblée nationale sur
le projet de loi de fusion de l'ANPE avec l'Unedic.
Coupure du service informatique
Un rassemblement est prévu devant l'Assemblée à Paris à 14h, avec les syndicats CGT, CFDT, Sud, CFE-CGC et CFTC, mais pas FO, de l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), qui s'estiment plus que jamais menacés par des amendements au projet, qui vont mener au «dépeçage» de leur outil de travail, selon la CGT.
Les salariés de Montpellier, où se trouvent le cœur informatique des Assedic, ont voté à 70% en faveur d'une demande de coupure du service mardi, selon la CGT. Une pétition nationale a en outre réuni plus de 11.000 signataires (sur 14.000 salariés).
«Vous voulez garder votre statut, vous le gardez», avait certifié le 8 octobre dans un discours à la Maison de l'Emploi de Mâcon, Nicolas Sarkozy. Or, un amendement voté au Sénat fixe au 30 septembre 2010 la date limite de validité pour la convention collective des Assedic, dont les salariés n'auraient alors plus d'autre choix que de passer sous la nouvelle convention.
Seuls les quelque 30.000 agents de l'ANPE, contractuels de l'Etat, auraient le choix de conserver leur statut, moins avantageux financièrement, mais protégés par davantage de droits. Le refus de proposer un droit d'option aux 14.000 salariés des Assedic «ne peut qu'accentuer nos inquiétudes de nous voir dépouiller à l'orée du bois», a exposé lundi Stéphane Guillou, responsable CGT, lors d'un point presse commun à l'ensemble des sections CGT du service de l'emploi (AFPA, ANPE, comité CGT-Chômeurs et assurance chômage).
Recouvrement des cotisations chômage
Autre point qui fâche : le transfert du recouvrement des cotisations chômage aux Urssaf, et surtout les lacunes du projet sur un point essentiel, selon Stéphane Guillou, à savoir la faculté pour l'Unedic de continuer à accéder par informatique aux comptes des employeurs.
Avec agence