PECHE – Ils expriment des réserves sur la proposition française, soulignant l’importance des quotas pour préserver des ressources maritimes...
La
sortie de Nicolas Sarkozy sur les quotas de pêche européens, samedi, ne séduit pas les autres pays de l’Union. Plusieurs d’entre eux, dont la Slovénie (qui préside actuellement l'UE), ont exprimé lundi des réserves sur la proposition française de remettre à plat le mode de gestion des quotas de pêche, soulignant leur importance pour préserver des ressources halieutiques souvent en danger.
«Equilibre entre les impératifs écologiques et économiques»
«L'objectif (de l'Union européenne) est d'avoir une activité de pêche durable et les quotas sont l'un des instruments dont nous avons besoin» pour y parvenir, a souligné devant la presse le ministre slovène de l'Agriculture et de la Pêche, Iztok Jarc, en arrivant à une réunion de deux jours avec ses collègues à Bruxelles.
Le ministre allemand Horst Seehofer s'est montré, lui aussi, sceptique, mettant en garde contre une remise en cause générale des limites annuelles de possibilités de pêche fixées aux pays de l'UE pour protéger les espèces. «Nous ne pouvons pas placer les intérêts économiques au-dessus de tous les autres intérêts. Nous ferions mieux de trouver un bon équilibre entre les impératifs écologiques et économiques», a précisé le ministre allemand.
Dans le même temps, il n’a pas fermé la porte à des discussions sur l'idée française d'établir des quotas sur plusieurs années, et non plus seulement sur une seule année, afin de donner davantage de visibilité aux pêcheurs.
Avis scientifiques
De son côté, le ministre portugais de la Pêche, Jaime Silva, a insisté sur le fait que l'UE «devrait toujours continuer à se baser sur les avis des scientifiques». La France plaide pour qu'on prenne davantage en compte les avis des pêcheurs pour déterminer les possibilités de pêche.
Lundi, le ministre français de la Pêche, Michel Barnier, a adoucit la position française, précisant que
l'idée n'était pas d' «abandonner» les quotas mais de «remettre à plat» leur mode de gestion.
Sa. C. avec agence