PECHE - Deux jours après que Nicolas Sarkozy a remis le système des quotas européens en cause...
Michel Barnier rectifie le tir. Deux jours après que
Nicolas Sarkozy a souhaité une remise à plat du système des quotas européens, le ministre de la Pêche affirme lundi dans un communiqué que le gouvernement ne souhaite pas «un abandon de ce système» mais l’«améliorer».
Changement de ton
«La France n’entend pas préconiser un abandon de ce système. Elle souhaite toutefois (...) engager une réflexion pour sortir des difficultés actuelles de gestion des quotas et améliorer ce système en corrigeant certaines de ses faiblesses», indique Barnier.
Pour lui, «cette adaptation pourrait notamment porter sur une gestion pluriannuelle et non pas annuelle des quotas autorisés, afin de donner plus de visibilité aux entreprises de pêche et de sécuriser ainsi leurs investissements et leurs emplois.»
Sus aux quotas
«La première chose (pour aider la pêche), c'est l'affaire des quotas: il faut qu'on en sorte et on a une opportunité pour en sortir, c'est que la France va présider l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre», avait affirmé le chef de l'Etat, samedi, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), remettant en cause les totaux admissibles de captures (
TAC)
fixés le 19 décembre dernier par les 27 ministres de la Pêche de l'Union européenne.
Un assouplissement qui ne sera pas aussi simple: dimanche, le commissaire français Jacques Barrot (Transports) a rappelé que la France, même quand elle présidera l'UE, ne pourrait agir de façon «unilatérale».
Sa. C. avec agence