Un geste commercial pour 150 000 clients. Principal distributeur en France de crédits à taux variable, le Crédit foncier s'est engagé vendredi à plafonner les taux entre 5,75 % et 6,5 %, et à limiter à l'inflation (2,6 % en décembre) l'augmentation des mensualités, lors de chaque révision. Ces mesures, dont la banque chiffre le coût à 35 millions d'euros, s'appliquent à tous les clients de ces crédits, qu'ils soient en difficulté ou non. Mais l'initiative n'a pas satisfait l'UFC-Que Choisir, qui défend plusieurs centaines d'emprunteurs. « Les consommateurs restent victimes d'une tromperie. On leur a vendu un crédit comme étant capé [à taux plafonné], alors qu'il ne l'était pas », indique l'association, qui a déposé plainte.