Ces mesures sont comprises dans un plan général de restructuration de la troisième maison de disques mondiale, qui vise à la «repositionner» sur le marché du disque, indique EMI dans son communiqué.
La société veut en particulier que ses labels soient «complètement tournés» vers la recherche de nouveaux artistes.
Ces suppressions de postes, auxquelles s'ajoute selon le LA Times la fin des avances sur recettes —150 million de dollars pour Robbie Williams à la signature de son contrat en 2002 — symbolise toutes les difficultés de l'industrie musicale à s'adapter à la nouvelle donne numérique.Quand EMI a été contraint de lâcher Radiohead
EMI a aussi du mal à garder certains gros artistes. La maison de disque n'a pas réussi l'an passé à renouveler son contrat avec Radiohead, qui avec 25 millions d'albums vendus dans le monde était pourtant l'une de ses grosses signatures. Si le groupe britannique a toujours avancé des raisons artistiques pour distribuer son disque par lui-même, EMI a fait valoir d'autres motifs. Le contrat pour sept albums étant arrivé à sa fin, Radiohead aurait demandé, d'après la maison de disques, plus de treize millions d'euros, un budget marketing de 4 millions d'euros pour le nouvel album et la rétrocession de droits sur leurs œuvres passées. Des exigences qu'EMI ne pouvait satisfaire, ne proposant qu'une avance de 4 millions d'euros. Radiohead a reconnu avoir négocié les droits d'exploitation de ses disques précédents mais dément les sommes avancées par la maison de disques.