400 vaches normandes devraient être envoyées par avion en Iran en juin prochain avant, si tout se passe comme prévu, d’être suivies par plusieurs milliers de leurs comparses. C’est la rencontre en novembre dernier à Téhéran (Iran) d’un entrepreneur iranien propriétaire d’un abattoir avec Hervé Morin, le président de la région Normandie, qui a scellé le destin des vaches.

Lors d’une réception à l’ambassade de France où le responsable centriste accompagnait des chefs d’entreprise de sa région, l’homme d’affaires iranien a en effet expliqué à Hervé Morin rencontrer d’énormes difficultés à trouver les animaux permettant la bonne marche de ses affaires.

Des charolaises de Normandie 

Un accord a alors été conclu pour que des bovins normands soient acheminés à 120 kilomètres à l’ouest de Téhéran, où se trouve l’abattoir qui ne dispose pas pour l’instant des 20.000 bêtes qui lui sont nécessaires pour tourner à plein régime.

Des représentants de la direction des services vétérinaires iraniens devraient se rendre en Normandie la semaine prochaine pour sélectionner les animaux qui seront du voyage. France 3 croit savoir que ce sont en grande majorité des animaux de race charolaise qui seront choisis, ainsi que quelques vaches laitières.

Les premiers bovins européens importés en Iran

Les Iraniens sont en effet friands de viande rouge et les plus riches d’entre eux aimeraient se voir offrir une alternative à la viande de bœuf congelée venue du Brésil, très répandue dans le pays.

Les 400 bovins prendront tous place dans le même avion, un moyen de transport préféré à la route, qui aurait entraîné un périple de 12 jours sous de fortes chaleurs et à travers des régions où la sécurité ne peut être garantie. L’appareil se posera sur la piste dont est équipé l’abattoir et les vaches seront alors engraissées sur place. Elles deviendront ainsi les premiers bovins européens importés en Iran.

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