« On ne nous demande jamais de compter nos heures. » Nicole Smolski, 51 ans, anesthésiste à Lyon, espère le succès de la fin des négociations, aujourd'hui, sur les RTT accumulées à l'hôpital. Rémunérée de 5 000 euros à 6 000 euros net par mois, selon la fréquence des gardes et des astreintes, ce médecin participe depuis le 24 décembre à la grève des urgentistes et anesthésistes. Elle réclame le règlement de cent jours de RTT accumulés depuis 2003. Comme ses collègues du service de réanimation, elle précise « ce n'est pas de l'argent qu'on demande. On a l'impression que le temps qu'on passe à l'hôpital et notre travail de nuit n'ont jamais compté. On n'est jamais remerciés et considérés. »