Malabar, Carambar, La Pie qui Chante repassent sous pavillon français

SOCIETE Eurazeo va débourser 35 millions d'euros afin de moderniser les cinq sites français de production situés à Blois, à Marcq-en-Baroeul, à Saint-Genest, à Strasbourg et à Vichy...

20 Minutes avec agences

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Carambar s'apprête à repasser sous pavillon français

Carambar s'apprête à repasser sous pavillon français — THOMAS COEX AFP

Carambar mais aussi les marques ancestrales Poulain, Krema, La Pie Qui Chante et Terry’s ou les licences des Pastilles Vichy, des chewing-gums Malabar et des Rochers Suchard sont repassés ce mardi sous drapeau français. Ces bonbons au goût d’enfance sont désormais regroupés au sein de CPK, nouveau groupe de la société d’investissement Eurazeo.

« Donner naissance, à terme, à un champion de son secteur »

La société d’investissement française vient de « finaliser son investissement » et espère, via CPK, revigorer cette dizaine de marques emblématiques de friandises. Pour ce faire, Eurazeo va débourser 35 millions d’euros afin de moderniser « à l’horizon 2020 » les cinq sites français de production qui regroupent 750 collaborateurs et situés à Blois (Loir-et-Cher), à Marcq-en-Baroeul (Nord), à Saint-Genest (Allier), à Strasbourg (Bas-Rhin) et à Vichy (Allier). Ceci afin d’y faire fabriquer l’ensemble des produits.

Dans un communiqué, le groupe explique sa stratégie : augmenter les volumes produits dans les usines « grâce à la redynamisation des marques héritage du portefeuille » pour « donner naissance, à terme, à un champion de son secteur ».

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Marge et croissance organique

CPK, qui emploie au total 900 salariés et dont la valeur d’entreprise est estimée à 157 millions d’euros, va également quasiment tripler les investissements marketing par rapport à l’américain Mondelez, ancien propriétaire de ce portefeuille de sucreries qui affiche un chiffre d’affaires d’environ 250 millions d’euros.

L’objectif du groupe dirigé à 68 % par Eurazeo et à 32 % par un groupe de co-investisseurs (direction incluse) : « Réaliser une croissance organique supérieure à 20 % pour les marques du groupe » et générer une marge d’excédent brut d’exploitation « d’environ 15 % » d’ici à cinq ans.