POUVOIR D'ACHAT - Alors que la loi Chatel qui doit permettre la réduction des prix à la consommation vient d'être votée, la rédaction...
Mieux que l'Insee, le panier de courses de 20minutes.fr. Depuis des mois, voire des années, les Français estiment que leur pouvoir d'achat baisse et que l'indice des prix de l'Insee ne reflète pas la hausse réelle de leur ticket de caisse. Une préoccupation de plus en plus présente et sur laquelle le gouvernement de Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à rassurer.
En décembre, la popularité du Président a chuté de 4 points (en se maintenant tout de même à 51%), selon un sondage BVA Orange pour l'Express paru le 13 décembre. Toujours selon la même enquête, seuls 17% (-5 points) des sondés estiment que la politique du gouvernement augmentera leur
pouvoir d'achat.
Ce dernier a pourtant multiplié les annonces et les projets de loi ces dernières semaines, destinées tant à redonner confiance aux Français qu'à accroître leur pouvoir d'achat. Ainsi, jeudi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi Chatel sur la consommation, destiné entre autre à faire baisser les prix.
Pouvoir juger de l'évolution des prix
Le texte prévoit une poursuite de la réforme de la loi Galland sur la revente à perte, entamée en 2005. Le seuil de revente à perte (SRP) va être abaissé et va intégrer les «marges arrière», ces sommes versées par les fournisseurs au distributeur pour pouvoir être le mieux placé dans les rayons. La loi Galland établissait jusqu'à présent un SRP plus rigide, accordant moins de liberté aux distributeurs pour baisser leurs prix.
C'est pourquoi 20minutes.fr a décidé de faire son propre marché et de comparer l'évolution des prix. Dans chacune des éditions de «20 Minutes», à
Paris, à
Nantes, à
Lille, à
Marseille, à
Bordeaux, à
Lyon, à
Strasbourg, et à
Toulouse, la rédaction est allée faire ses courses dans un magasin du centre ville achetant des articles de marque, et dans une grande surface de banlieue avec des produits à bas prix. Histoire à la fois de comparer les prix entre les villes, les surfaces, mais aussi de pouvoir dans trois mois, dans six mois, dans un an... juger concrètement de l'efficacité des lois votées.
Clémence Lemaistre