Renault: Trois syndicats donnent leur feu vert à l’accord sur la compétitivité

SOCIAL Le texte demande davantage de flexibilité aux salariés, mais garantit un volume d’activité dans les usines…

20 Minutes avec AFP

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Le logo du groupe automobile français Renault.

Le logo du groupe automobile français Renault. — SIPANY/SIPA

Les négociations ont finalement abouti. Renault a obtenu ce lundi le feu vert d’une majorité de syndicats pour un nouvel accord triennal sur l’emploi, qui demande plus de flexibilité aux salariés, mais garantit un volume d’activité dans les usines.

Le syndicat CFDT du constructeur (troisième organisation) a annoncé qu’il signerait ce « contrat d’activité pour une performance durable ». Une décision qui permet au texte de rassembler les 50 % nécessaires des voix aux élections professionnelles, le projet ayant déjà obtenu l’aval de la CFE-CGC (premier) et de FO (quatrième).

« C’est un compromis très favorable et prometteur »

Le texte devrait être officiellement signé vendredi, selon la CFDT, qui salue un accord « renforçant le dialogue social ». « C’est un compromis très favorable et prometteur », a commenté Franck Daoût, son délégué.

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Il succède à l’accord de compétitivité de 2013 qui, selon la direction, devait se solder, selon le bilan prévu à fin 2016, par 9 200 départs sur trois ans et 3 000 embauches (contre 730 prévues initialement), dont une partie seront réalisées en 2017.

Pour certains, le compte n’y est pas

En échange d’une hausse de la flexibilité demandée, par exemple une heure supplémentaire travaillée par jour en cas de hausse de l’activité, le constructeur s’engage à embaucher 3 600 CDI sur la période (2017-2019), et à reconduire 6 000 contrats jeunes.

Selon les calculs de la CGT (deuxième syndicat), il manque encore 1 000 CDI pour combler le trou, sans compter les intérimaires dont la direction souhaite réduire de moitié le nombre (-4 500). La CGT, qui n’était pas signataire du précédent accord, décidera jeudi de sa position. Mais le syndicat s’était montré jusqu’à présent très critique, soulignant notamment que les salariés en poste « devront absorber le travail de ceux qui quitteront l’entreprise ».