La baisse de la production pétrolière des pays membres de l'Opep devrait entraîner une hausse des prix à la pompe.
La baisse de la production pétrolière des pays membres de l'Opep devrait entraîner une hausse des prix à la pompe. - G.VARELA / 20MINUTES/SIPA

CARBURANT Il faut remonter à la semaine du 12 juin 2015 pour constater un prix du diesel supérieur à 1,2147 euro le litre…

Un plus haut depuis juin 2015. Carburant le plus vendu avec environ 80 % des volumes écoulés, le gazole valait en moyenne 1,2134 euro le litre, la semaine dernière, soit une hausse de 1,43 centime par rapport à la semaine précédente, d’après le dernier relevé hebdomadaire du ministère de l’Environnement et de l’Énergie. Il faut remonter à la semaine du 12 juin 2015 pour constater un prix du diesel supérieur à 1,2147 euro le litre.

Les autres carburants sont aussi orientés à la hausse en cette fin d’année, dans le sillage de la remontée du pétrole. Le litre d’essence sans plomb (SP95) a pour sa part augmenté la semaine dernière de 1,77 centime et passait donc à 1,3823 euro, tandis que celui de l’essence contenant jusqu’à 10 % d’éthanol (SP95-E10) progressait de 1,67 centime, passant à 1,3556 euro. L’essence SP98 valait, de son côté, 1,4384 euro le litre, en hausse de 1,64 centime par rapport à la semaine précédente.

Hausse des cours du pétrole

Cette remontée des prix des carburants s’explique en grande partie par la hausse des cours du pétrole depuis début décembre à la suite d’un accord de limitation de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole ( Opep), auquel se sont associés onze autres pays producteurs.

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Et cette surchauffe des prix à la pompe n’est pas près de s’arrêter. Pour inciter les automobilistes à se détourner du diesel, celui-ci verra en effet sa fiscalité alourdie à compter du 1er janvier : son prix augmentera d’environ 4 centimes, tandis que la taxation de l’essence sera légèrement amoindrie. « L’avantage donné à la fiscalité du diesel va être supprimé, a expliqué récemment la ministre de l’Environnement et de l’Énergie Ségolène Royal. On ne peut pas à la fois dire que le diesel et les particules provoquent de très très graves problèmes de santé publique et en même temps continuer à donner un avantage au diesel, c’est fini cela, il faut passer à l’après-diesel. »

Selonl’Union française des industrie pétrolières, si « la part du gazole dans la consommation française de carburants routiers reste encore prépondérante à 81,6 % en novembre 2016 », elle était en baisse de 0,5 % par rapport à novembre 2015.

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