Le "petit" péage de L'Union, le plus cher de France selon ses détracteurs.
Le "petit" péage de L'Union, le plus cher de France selon ses détracteurs. - B. Colin / 20 Minutes

AUTOROUTE L’augmentation du prix des péages doit compenser sur 20 ans le gel des tarifs en 2015…

Le retour de bâton va faire mal aux portefeuilles. Le gel des péages autoroutiers décidé par le gouvernement pour l’année 2015 va coûter 500 millions d’euros aux usagers sur les 20 prochaines années, selon un rapport du régulateur ferroviaire et autoroutier, l’Arafer, publié mardi.

« Au final, les usagers paieront de l’ordre de 500 millions d’euros de péages supplémentaires sur la durée restante des concessions (environ 20 ans) pour compenser le coût du décalage de cette hausse des tarifs », indique l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières.

L’Autorité de la concurrence faisait état d’une situation de « rente »

En 2015, en plein bras de fer entre l’Etat et les concessionnaires autoroutiers, un gel des tarifs avait été imposé, avec un rattrapage lissé sur la période 2019-2023. « Pour l’usager, ce rattrapage sur cinq ans se traduit par une augmentation des péages supérieure à celle normalement prévue au 1er février 2015 : de +0,23 % à +0,82 % selon les concessionnaires », détaille l’Arafer.

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Le conflit entre l’Etat et les sociétés concessionnaires avait commencé à l’automne 2014, après un rapport de l’Autorité de la concurrence qui faisait état d’une situation de « rente » pour ces sociétés depuis la privatisation de 2006, un calcul que contestent les sociétés. Au plus fort de la crise, une résiliation pure et simple des contrats de concession avait été évoquée notamment par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, mais cette piste n’avait pas été suivie par le gouvernement.

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