Des traders à la bourse de New York.
Des traders à la bourse de New York. - AFP

MARCHES La démission de Matteo Renzi ouvre une période d'incertitudes pour l'économie italienne qui reste à la traîne en Europe...

Le « no » italien secoue la monnaie européenne. L’euro est tombé au plus bas depuis 20 mois lundi après la victoire massive du non au référendum transalpin, suivie de la démission de Matteo Renzi, et les marchés boursiers fléchissaient en Asie sur fond d’inquiétudes pour la troisième économie de la zone euro.

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Dès la diffusion des sondages réalisés à la sortie des urnes, donnant le non à près de 60 % des voix, la monnaie unique a décroché, touchant 1,0506 dollar autour de 8h20 (0h20, heure française), contre 1,0664 vendredi à New York. Il s’agit du niveau le plus faible depuis mars 2015 : l’euro était alors tombé à 1,0458 dollar.

Période d’incertitudes pour l’économie italienne

L’euro résistait cependant par la suite, oscillant autour de 1,0545 dollar vers 4h30, heure française, signe que pour l’heure les cambistes ne cédaient pas à l’affolement. « Si le référendum est rejeté, ce ne sera pas la fin du monde », avait commenté Fabio Fois, économiste chez Barclays basé à Londres, interrogé avant le vote par l’agence Bloomberg News.

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La démission de Matteo Renzi ouvre une période d’incertitudes pour l’économie italienne qui reste à la traîne en Europe, avec un secteur bancaire éreinté par la crise financière et criblé de créances douteuses. Des craintes de faillite ressurgissent régulièrement.

Les marchés soulagés par l’échec de l’extrême droite autrichienne ?

« Le Premier ministre Renzi était clairement un dirigeant réformiste, sa défaite face aux forces populistes est source d’inquiétudes pour l’ensemble de l’Europe », a estimé Yunosuke Ikeda, chargé des changes chez Nomura Securities. « Toutefois, ce résultat était attendu, ce n’est pas une surprise au sens de ce qui s’est passé au moment du Brexit ou de la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis (en novembre) », a-t-il ajouté.

En outre, les marchés ont pu être soulagés par l’échec de l’extrême droite autrichienne qui a perdu dimanche son pari de décrocher la présidence de la République sur fond de poussée populiste en Europe. Son candidat Norbert Hofer a essuyé, selon les projections, une nette défaite face à l’écologiste Alexander Van der Bellen.

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