La vache folle ne fait pas peur aux Français. La fièvre aphteuse du mouton et la grippe aviaire non plus, indique une étude de l'Insee publiée aujourd'hui. Si la consommation de viande chute brutalement pendant les crises sanitaires - de 30 % en un mois en 2001 lors de la deuxième crise ESB - les habitudes alimentaires ne s'en ressentent pas. En quelques mois, les régimes des ménages reprennent leur cours normal. Depuis 1965, les produits animaux conservent une place stable dans nos assiettes. Mais le contenu change. Les plats cuisinés et charcuteries ont connu un essor au détriment des viandes de boucherie (boeuf et veau), la consommation de poulet, de mouton et de porc restant stable.