Encore du retard, encore une facture salée. EADS a révélé hier le coût très élevé du retard de son avion de transport militaire A400M, compris entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros. Et comme le groupe a admis que ses résultats ne tarderaient pas à s'en ressentir, la Bourse n'a pas apprécié. Dès 14 h, l'action EADS chutait de 4,76 %, à 21,80 euros.
Cette mauvaise nouvelle intervient au moment où le groupe européen d'aéronautique et de défense commençait à sortir la tête de l'eau avec l'entrée en service de son avion géant A380, dont les retards successifs défraient la chronique depuis près de dix-huit mois. Airbus, la filiale aéronautique d'EADS, a prévenu mi-octobre que l'A400M serait livré à l'armée française avec six à douze mois de retard « en raison de la lente progression du développement du moteur ».
Mais les observateurs ne prévoyaient pas que les conséquences financières atteindraient un tel surcoût. « La plupart des économistes s'attendaient à des provisions comprises entre 250 et 500 millions d'euros et un seul à un milliard d'euros », soulignait hier un analyste de Barclays.