Le discours social tant attendu de Nicolas Sarkozy n'aura finalement que peu précisé ses intentions. De la simplification du droit du travail à la critique des 35 heures en passant par la responsabilisation des assurés sociaux (chômage, maladie et vieillesse), le chef de l'Etat a fait preuve hier d'autant de prudence que de détermination.
La réforme des régimes spéciaux sera négociée dans chaque entreprise, a-t-il expliqué, et elle est surtout le prélude à une nouvelle réforme générale des retraites. L'épineux dossier du contrat de travail a été confié aux partenaires sociaux, qui ont jusqu'à la fin de l'année pour s'accorder, et aucune échéance n'a été fixée pour les 35 heures. Plaidant pour les salaires, le Président n'a rien imposé, et n'a pas expliqué non plus comment il mettrait fin à l'exclusion des plus de 50 ans. Côté Sécu, les assurés sont interpellés (franchises, assurance individuelle) comme les professionnels de santé, et un grand débat est prévu. Enfin, Sarkozy a promis un service public de l'emploi de pointe, sans évoquer les moyens qu'il lui donnerait.