Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem à Bruxelles le 11 février 2016
Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem à Bruxelles le 11 février 2016 - THIERRY MONASSE AFP

Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, et Pierre Moscovici, ...

Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, et Pierre Moscovici, commissaire européen à l'Economie, ont affiché leur optimisme jeudi concernant l'issue des discussions qui se poursuivent entre le gouvernement grec et ses créanciers sur l'avancement des réformes.

«Le processus continue et on a déjà parcouru pas mal de terrain, par conséquent je suis optimiste sur le fait qu'on parvienne à un bon résultat», a déclaré M. Dijsselbloem en arrivant à une réunion des ministres des Finances des 19 pays de la zone euro à Bruxelles.

Au coeur des discussions figure une réforme des retraites qui promet d'être impopulaire en Grèce, mais que les créanciers continuent de souhaiter «ambitieuse», comme l'a dit Pierre Moscovici, également interrogé à son arrivée à la réunion peu après le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos.

Un point d'étape sur ces négociations entre Athènes et les créanciers (Union européenne, Mécanisme européen de stabilité, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) figurait au menu de cette réunion mensuelle de l'Eurogroupe.

«Si je devais résumer les choses, je dirais que les travaux avancent bien, qu'on travaille et qu'on dialogue dans une atmosphère constructive (…) et on continue à travailler au niveau technique», a ajouté M. Moscovici.

«Si, comme je le pense et l'espère, nous continuons à progresser notamment sur la question de la réforme des retraites, qui doit être ambitieuse, et aussi sur les perspectives budgétaires, alors les chefs de mission (représentants des créanciers, ndlr) seront en mesure de retourner en Grèce bientôt, j'espère dans les prochains jours», a-t-il poursuivi.

Il a fait référence aux prévisions économiques d'hiver de la Commission -publiées la semaine dernière- tablant sur un rebond de l'économie grecque «dès le 2e semestre 2016, davantage encore en 2017, mais à une condition qui doit être respectée qui est que les réformes se poursuivent, que le programme avance».

Le projet de loi de réforme des retraites, décrié par les syndicats grecs, a fait l'objet d'une grève générale et de manifestations particulièrement suivies le 1er février.

Il vise à réaliser 1,8 milliard d'euros d'économies par an (environ 1% du PIB), réclamées par les créanciers, surtout par la réduction du montant des pensions les plus élevées et la fusion de multiples caisses d'assurance.

Le gouvernement grec souhaite conclure le plus vite possible cette négociation sur les mesures qu'il s'est engagé à réaliser en vertu de l'accord passé en juillet sur un troisième plan d'aide international. Son objectif est de pouvoir entamer rapidement les discussions sur la réduction de la dette publique.

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