La bourse de New York, le 15 janvier 2016
La bourse de New York, le 15 janvier 2016 - SPENCER PLATT Getty

Wall Street a fini sans direction mercredi, les investisseurs pesant le bon et l'inquiétant dans un discours prudent de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen: le Dow Jones a perdu 0,62% et le Nasdaq a gagné 0,35%.

Wall Street a fini sans direction mercredi, les investisseurs pesant le bon et l'inquiétant dans un discours prudent de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen: le Dow Jones a perdu 0,62% et le Nasdaq a gagné 0,35%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average, après avoir beaucoup oscillé autour de l'équilibre, a finalement cédé 99,64 points à 15.914,74 points, alors que le Nasdaq, à dominante technologique, a progressé de 14,83 points à 4.283,59 points.

L'indice élargi S&P 500, particulièrement surveillé par les investisseurs, a cédé juste 0,02%, soit 0,35 point, à 1.851,86 points.

«Je crois que beaucoup de gens ont trouvé que le discours de Mme Yellen n'était pas très accommodant», dans la mesure où elle a répété son intention de rehausser les taux d'intérêt, a déclaré Kenny Landgraf, de Republic Wealth Advisors.

Or les investisseurs craignent que, vu les difficultés actuelles de l'économie, des taux d'intérêt encore relevés après une première hausse en décembre étouffent une croissance déjà atone.

Entendue par une commission parlementaire, Mme Yellen s'est gardée de fermer explicitement la porte à une nouvelle hausse en mars: «le Comité (de politique monétaire) prévoit que les conditions économiques vont évoluer de telle façon que seulement une hausse graduelle des taux sera requise», a-t-elle redit. Mais la politique monétaire n'est «en aucun cas sur une trajectoire prédéterminée», a-t-elle ajouté.

En outre, elle a évoqué les développements économiques à l'étranger qui «comportent des risques pour la croissance américaine», et en particulier «les incertitudes sur la politique de change» en Chine qui accroissent «la volatilité sur les marchés financiers».

«Elle fait de l'équilibrisme, entre reconnaître les difficultés et y réagir», a noté pour sa part Chris Low, chez FTN Financial.

Les indices sont eux aussi restés sur la corde raide pendant une grande partie de la séance: le Dow Jones, plombé notamment par des inquiétudes suscitées par Disney et IBM, s'est maintenu au-dessus ou très près de l'équilibre pendant l'essentiel de la séance, avant de creuser ses pertes dans les 45 dernières minutes de la séance.

«Nous sommes en mode de consolidation, donc chaque fois que les actions montent on trouve des vendeurs», a commenté Mace Blicksilver, chez Marblehead Asset Management.

M. Landgraf n'a pas exclu qu'une tendance plus nette puisse se dessiner jeudi: «Mme Yellen est entendue (au Congrès) sur deux jours, donc il est probable qu'elle regardera la réaction des marchés, et je ne serais pas surpris qu'elle essaie d'affiner son message», a-t-il dit.

- Disney inquiète -

Time Warner, propriétaire de CNN et de HBO a chuté de 4,97% à 60,07 dollars, un relèvement de ses objectifs financiers pour 2016 échouant à apaiser les inquiétudes sur la croissance de ses revenus.

Malgré un bénéfice net trimestriel sans précédent grâce au succès du dernier «Star Wars», le géant des médias et du divertissement Disney a chuté de 3,76% à 88,85, sans arriver à calmer l'inquiétude pour ses chaînes câblées, y compris sportives, face à l'essor de la vidéo en ligne.

IBM a perdu 3,13% à 120,19 dollars, après l'annonce du départ du patron de ses activités d'intelligence artificielle, juste quelques mois après son arrivée.

Le groupe informatique Akamai s'est envolé de 21,20% à 47,96 dollars après avoir fait état d'un bénéfice trimestriel jugé très supérieur aux attentes, malgré une légère baisse.

Dans les autres secteurs, SolarCity, spécialiste de l'énergie solaire, s'est effondré de 29,30% à 18,63 dollars après avoir fait état de prévisions jugées décevantes pour le trimestre en cours, notamment au niveau des équipements à installer.

Le vendeur d'articles de bureau Office Depot a pris 2,34% à 5,03 dollars, après l'autorisation, certes sous conditions, par la Commission européenne, de sa fusion avec son concurrent Staples, qui a progressé de 0,12% à 8,41 dollars.

Le marché obligataire était en petite hausse, le rendement des bons du Trésor à dix ans baissant à 1,682% contre 1,731% mardi soir, et celui des bons à 30 ans s'affichant à 2,502%, contre 2,551% précédemment.

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