Sous le feu des critiques après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen, la Commission européenne veut reprendre la main sur les procédures d'homologation de véhicules de l'UE
Sous le feu des critiques après le scandale des moteurs truqués de Volkswagen, la Commission européenne veut reprendre la main sur les procédures d'homologation de véhicules de l'UE - JULIAN STRATENSCHULTE DPA

Le patron du fonds souverain norvégien, l'un des plus gros fonds ...

Le patron du fonds souverain norvégien, l'un des plus gros fonds d'investissement du monde, a critiqué dimanche l'emprise des actionnaires familiaux au capital du géant automobile allemand Volkswagen, embourbé depuis septembre dans le scandale des moteurs truqués.

«Cela ne peut pas être un rôle modèle pour l'Allemagne», a déclaré Yngve Slyngstad, le patron du fonds, dans un entretien avec le quotidien libéral allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Le fonds, qui détient 1,2% des parts du groupe Volkswagen, met en cause la structure actionnariale du constructeur, qui accorde selon lui trop de pouvoir aux actionnaires familiaux au détriment des petits porteurs.

La holding Porsche SE, contrôlée par les familles Porsche et Piëch héritières de Ferdinand Porsche, l'inventeur de la Coccinelle, est toujours l'actionnaire majoritaire de Volkswagen. Si elle ne contrôle que 31,5% des parts du constructeur, elle détient en revanche 50,73% des droits de votes.

«Je ne crois pas que la famille actionnaire va changer quelque chose à la structure», déplore M. Slyngstad. «En tant qu'actionnaires minoritaires, la famille ne nous donne pas l'impression qu'elle souhaite nous écouter», ajoute-t-il.

Quelques jours plus tôt, le patron du fonds avait déjà critiqué les structures du groupe comme «complexes et problématiques», reprochant à la direction de ne pas prendre au sérieux les réserves et suggestions de ses actionnaires.

Ces propos interviennent au moment où le groupe Volkswagen, mastodonte aux douze marques dont Audi, Skoda, Seat ou Porsche, est embourbé dans le scandale planétaire des moteurs truqués.

Le groupe a reconnu en septembre avoir manipulé le moteur diesel de 11 millions de voitures dans le monde pour les faire paraître plus respectueuses de l'environnement qu'elles n'étaient vraiment. Une tricherie qui le contraint à rappeler des millions de véhicules pour les remettre aux normes et qui se traduit par une kyrielle de poursuites judiciaires dans plusieurs pays.

Toujours incapable de chiffrer le coût de ce scandale sur ses résultats 2015, Volkswagen a annoncé vendredi le report sine die de la publication de son bilan annuel et de son assemblée générale, initialement prévues respectivement le 10 mars et le 21 avril.

Selon l'édition dominicale du quotidien populaire Bild, le groupe espère présenter son rapport d'activité 2015 fin avril et organiser son assemblée générale mi-juin.

Mots-clés :

  • Aucun mot-clé