Illustration: un VTC Uber.
Illustration: un VTC Uber. - Jeff Chiu/AP/SIPA

TRANSPORTS La plateforme de VTC a annoncé ce mercredi vouloir ouvrir son service aux taxis...

Une surprenante main tendue. Après des mois de conflit parfois tendu entre taxis et les plateformes proposant des services de véhicules de transports avec chauffeur, Uber France veut ouvrir sa plateforme électronique de réservation aux chauffeurs de taxis, a annoncé ce mercredi son directeur général, Thibaud Simphal, lors d’une conférence à Paris.

 

Une décision du Conseil Constitutionnel

Cette annonce intervient dans la foulée d’une décision du Conseil constitutionnel qui a estimé qu’au nom de la « liberté d’entreprendre », un chauffeur de taxi peut être également conducteur de VTC. « Compte tenu de ce contexte, ce que nous voulons, c’est ouvrir Uber aux taxis, leur permettre d’utiliser la plateforme », a affirmé Thibaud Simphal. « On va regarder comment on va le faire, mais on veut permettre aux taxis d’utiliser la plateforme Uber, on encourage toutes les plateformes qui existent, pas seulement Uber mais nos concurrents, Chauffeur-Privé, SnapCar, etc., à faire la même chose », a-t-il développé.

Il s’agirait, a-t-il précisé, de « permettre aux taxis d’être réservés sur une plateforme de VTC, en tant que VTC, en conduisant une voiture qui ne serait pas un taxi ». « Ils le peuvent, la décision de la semaine dernière le confirme, le gouvernement va dans ce sens et nous aimerions faire de cela une possibilité concrète », a-t-il poursuivi.

On n’a pas besoin d’UBer

Pour Jean-Michel Rebours, président Union défense des taxis parisiens (UDTP), il s’agit clairement « d’un coup de pub d’Uber qui a de moins en moins de travail avec les VTC. Il veut donc élargir ses services ». Le représentant syndical ne croit pas du tout à la double casquette des taxis/chauffeurs Uber : « Allez dire à un chauffeur de taxi, Uber te propose des courses. Il va falloir donner 25 % de charges à Uber ? Attendez, soyez sérieux. Nous, on veut être taxis, pas Uber. Uber est un applicateur pour VTC. Nous, on a des centres d’appels qui nous font travailler, on n’a pas besoin d’UBer. »

Pour lui, le problème actuel ne concerne pas Uber. Mais simplement « l’application de la loi Thévenoud concernant les véhicules avec chauffeur. On veut que la loi soit appliquée avec des contrôles derrière. Un VTC doit travailler sur commande au préalable. Pas racoler. Nous, nous devons être sur la voie publique en stationnement. Il n’y a que nous qui avons ce droit-là. »

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