Le stand Renault au salon de l'automobile de Tokyo au Japon, en octobre 2015.
Le stand Renault au salon de l'automobile de Tokyo au Japon, en octobre 2015. - KAZUHIRO NOGI / AFP

DIESEL Le groupe automobile a plongé à la Bourse de Paris, ce jeudi, après l'annonce d'une perquisition menée dans ses usines par la répression des fraudes...

Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, a annoncé, ce jeudi qu’un « dépassement des normes » de CO2 et d’oxyde d’azote avait été constaté sur des modèles diesel du constructeur automobile Renault et de deux autres marques étrangères, tout en assurant qu’aucun logiciel de fraude avait été détecté, comme ce fut le cas avec le scandale Volswagen. Il n’y a « pas de logiciel de fraude » utilisé par Renault, ni par les autres véhicules testés excepté ceux de Volkswagen, qui ait été détecté, a-t-elle précisé jeudi à la presse, à l’issue d’une réunion de cette commission technique indépendante mise en place par le gouvernement français.

>> Lire l’analyse : Que sait-on sur le scandale Renault ?

Cette annonce intervient alors que le titre Renault a plongé à la Bourse de Paris de près de 20 %, ce jeudi, après l’annonce d’une perquisition menée par la DGCCRF (direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) dans les usines de Renault.

Des résultats très mauvais pour Renault

C’est un communiqué de la CGT qui a tout déclenché, ce jeudi matin. Dans celui-ci, l’organisation syndicale détaille : « La question des émissions de NOx [oxyde d’azote] des moteurs Diesel a pris une nouvelle dimension jeudi dernier avec des perquisitions (…) dans plusieurs sites de Renault. Car il semble bien que ces perquisitions soient liées aux conséquences de l’affaire des « moteurs truqués » de Volkswagen ».

Selon des sources proches du dossier contactées par France Inter, les résultats menés de façon aléatoire en France seraient très mauvais pour Renault. Si la direction de Renault a confirmé à l’AFP l’information et les perquisitions sur plusieurs sites du groupe, elle avait assuré qu’aucun logiciel truqueur n’a été détecté lors de ces opérations.

 

 

Plusieurs millions perdus en Bourse

Ce matin, la commission indépendante avait assuré que les résultats des expertises seraient dévoilés dès ce jeudi. Ils vont déterminer la réponse par le gouvernement, alors que l’Etat détient 19 % du capital du constructeur automobile français. Les conséquences d’une baisse drastique du cours de l’action pourraient se chiffrer à plusieurs millions d’euros.

Depuis Berlin, Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, a indiqué que le cas de Renault n’est « en aucun cas comparable » avec celui de Volswagen, indiquant qu’il « maintenait sa confiance dans le groupe automobile ».

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