Une autoroute (illustration).
Une autoroute (illustration). - Philippe Huguen AFP

TRANSPORTS La ministre de l'Ecologie et des Transports s'était fermement opposée début décembre à une augmentation des tarifs de péage supérieure à l'inflation…

La ministre de l’Ecologie et des Transports, Ségolène Royal, a reconnu, ce mercredi, que le pourcentage de la hausse des tarifs autoroutiers, prévue au 1er février, figurait « dans la convention de l’arbitrage », signée le 9 avril 2015 par le gouvernement et les sociétés d’autoroutes.

En décembre, alors que cette hausse était présentée par les services de l’Etat au comité des usagers des autoroutes, Ségolène Royal s’était élevée contre cette décision et avait « exclu » une augmentation supérieure à l’inflation « compte tenu du pactole que les compagnies autoroutières avaient déjà accumulé par le passé ».

La ministre espère obtenir des compensations

Or, l’inflation sur l’année 2015 a été nulle, comme l’indiquait, ce mercredi, l’Insee. « Ce que je leur demande, c’est d’investir, de donner les 100 millions d’euros de travaux pour les routes et les 3 milliards du plan de relance » autoroutier, a toutefois fait savoir la ministre, appelant les concessionnaires à honorer leur engagement. Et de rappeler que ce plan prévoit 3,2 milliards d’euros d’investissements des sociétés d’autoroutes « en contrepartie d’un allongement de la durée de leurs concessions ».

Outre la hausse des tarifs, l’accord signé en avril, après un feuilleton de plusieurs mois, prévoit en effet que 100 millions d’euros doivent être versés à un fonds d’infrastructures, géré par la Caisse des dépôts, et la création de près de 10 000 emplois directs et indirects sur la durée des travaux.

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