La chaîne de montage d'un modèle Espace de Renault le 26 novembre 2014 dans l'usine française de Douai (Nord)
La chaîne de montage d'un modèle Espace de Renault le 26 novembre 2014 dans l'usine française de Douai (Nord) - PHILIPPE HUGUEN AFP

POLLUTION L'action du groupe automobile a lourdement chuté ce jeudi, après la révélation de perquisitions en lien avec une éventuelle fraude à la pollution...

En quelques heures, l’action du constructeur automobile français a dévissé de façon vertigineuse, perdant 18 % de sa valeur ce jeudi à la Bourse de Paris. En cause, une information révélée par le syndicat CGT dans un tract évoquant des perquisitions sur plusieurs sites de Renault, réalisées la semaine dernière.

  • Pourquoi ces perquisitions ont été menées ?

Dans son communiqué, l’organisation syndicale détaille : « La question des émissions de NOx [oxyde d’azote] des moteurs Diesel a pris une nouvelle dimension jeudi dernier avec des perquisitions (…) dans plusieurs sites de Renault. Car il semble bien que ces perquisitions soient liées aux conséquences de l’affaire des « moteurs truqués » de Volkswagen ».

>> Affaire Volkswagen : Les tests aléatoires sur les véhicules à moteur Diesel démarrent en France

Selon des sources proches du dossier contactées par France Inter, les résultats menés de façon aléatoire en France, après le scandale Volkswagen, seraient très mauvais pour Renault. Si la direction de Renault a confirmé à l’AFP l’information et les perquisitions sur plusieurs sites du groupe, elle assure qu’aucun logiciel truqueur n’a été détecté lors de ces opérations.

  • Qui est en charge de mener ces perquisitions ?

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a mené les recherches sur le site. La « DGCCRF s’est rendue au siège social, au Centre technique Renault de Lardy et au Technocentre de Guyancourt », a précisé le groupe. Les tests, lancés en octobre 2015, exigés par le gouvernement, ont eux été réalisés par le laboratoire d’homologation UTAC Ceram à Linas-Montlhéry (Essonne),

  • Que va-il se passer ?

La commission technique indépendante mise en place par le gouvernement le 1er octobre 2015 pour détecter d’éventuelles fraudes à la pollution est en cours de réunion au ministère de l’Energie, a annoncé l’AFP de sources concordantes. Des premiers résultats devraient être dévoilés ce jeudi en fin d’après-midi. Ce sont ces résultats qui détermineront la réponse apportée par le gouvernement et l’Etat qui détient 19 % du capital de l’entreprise. Les conséquences d’une baisse drastique du cours de l’action pourraient se chiffrer à plusieurs millions d’euros.

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