Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, le 7 septembre 2015 à Paris
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, le 7 septembre 2015 à Paris - Kenzo Tribouillard AFP

SOCIAL Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière (FO), plaide pour le lancement « d’un programme de grands travaux pour la rénovation »...

Former 500.000 chômeurs supplémentaires. Cette annonce faite jeudi soir par François Hollande lors de ses vœux à la nation n’a pas convaincu le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly. Il a estimé vendredi que cela ne suffirait pas face au « problème de la création d’emplois ».

« Il y a un vrai problème, c’est le problème de la création d’emplois dans le pays », a déclaré le leader de FO sur Europe 1, en réaction aux pistes lancées par le président lors de ses vœux pour lutter contre le chômage, comme « un plan massif de formation » pour 500.000 personnes et le développement de l’apprentissage.

« Toutes ces mesures demandent à être complétées »

« J’ai cru comprendre que l’Etat était prêt à enfin mettre un peu d’argent dans la formation des demandeurs d’emploi, ce qui est une nécessité », mais « ce n’est pas parce qu’on les forme qu’il y a du travail derrière », a-t-il fait valoir.

Pour lui, seul le lancement « d’un programme de grands travaux pour la rénovation » des bâtiments et le développement des énergies vertes, également annoncé jeudi, « pourrait générer des créations d’emplois ».

« Toutes ces mesures demandent à être complétées », a jugé le syndicaliste, se demandant « comment » elles allaient être financées et « combien le gouvernement (était) prêt à mettre ».

« On aura plus d’explications cette semaine » a-t-il déclaré, précisant qu’il devait rencontrer la ministre du Travail Myriam El Khomri, avant le Premier ministre Manuel Valls « le 11 janvier ».

Pas de « coup de pouce au pouvoir d’achat »

Alors que François Hollande a également annoncé de nouvelles aides à l’embauche pour les PME, Jean-Claude Mailly a regretté que le gouvernement ne change pas « d’orientation » dans sa « politique économique et sociale », en multipliant les aides aux entreprises sans « coup de pouce au pouvoir d’achat ».

« Le pacte de responsabilité, sur trois ans cela fera 100 milliards d’euros », a-t-il souligné, en référence aux allégements de charges déjà octroyés aux employeurs. Malgré un petit répit en novembre, le chômage reste à un niveau record, avec 3,57 millions de personnes sans aucune activité.

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