Hotel Peninsulia de Paris le 21 août 2014.
Hotel Peninsulia de Paris le 21 août 2014. - FRED DUFOUR / AFP

SÉCURITÉ Habituellement complets à la même période, les hôtels parisiens souffrent de la baisse du nombre de touristes étrangers…

Au lendemain des attaques terroristes du 13 novembre, les professionnels du tourisme confiaient vivre avec « la boule au ventre ». Plus d’un mois après les attentats, les conséquences continuent de se faire sentir dans le secteur touristique.

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Les réservations dans les hôtels parisiens, habituellement « complets » pendant les fêtes de fin d’année, sont en baisse de plus de 30 % cette année, a indiqué jeudi Evelyne Maes, présidente de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) en Ile-de-France.

Une baisse de 30 à 40 %

« Les réservations sont en baisse cette année par rapport aux années précédentes », a déclaré Evelyne Maes sur la radio RFI, précisant que « la baisse va de 30 % à 40 %, alors que normalement nos établissements sont complets pour la fin de l’année ».

Cette chute de fréquentation est principalement due à la baisse du nombre de touristes étrangers, mais les Français sont aussi moins nombreux à séjourner dans la capitale pendant les fêtes, en raison de la « peur » provoquée par les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis.

La conséquence de l’état d’urgence ?

L’état d’urgence décrété après ces attaques « a fait peur aux gens », a-t-elle estimé, expliquant que « c’est un mot qui a frappé les esprits ». « Les gens ont peut-être hésité à venir à Paris », a-t-elle poursuivi, signalant que les hôteliers ont « aussi observé des annulations de dernière minute ».

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La diminution de touristes aurait un impact sur tous les types d’hébergement, y compris les locations meublées. « Je crois savoir que chez Airbnb aussi on a une désaffection des réservations parisiennes », a affirmé Evelyne Maes.

Alors que l’hôtellerie parisienne avait « récupéré une activité normale au bout de trois mois » après les attentats de janvier, la reprise devrait être plus rapide cette fois-ci, a-t-elle toutefois expliqué. « Pour la fin d’année, les gens commencent à revenir », a-t-elle assuré, ajoutant que « les réservations sur le mois de janvier (…) sont quasi normales ».

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