ECONOMIE - Les députés ont terminé tard dans la nuit l’examen du projet de loi Tepa...
Avec trois jours de retard, les députés
ont finalement adopté dans la nuit de lundi à mardi, en première lecture,
le projet de loi relatif au travail, à l'emploi et au pouvoir d'achat (Tepa), dit «paquet fiscal». A partir du 25 juillet, ce sera au tour des sénateurs d’examiner ce texte controversé.
13,6 milliards d'euros en régime de croisière
Le groupe UMP, qui détient la majorité absolue, et le groupe Nouveau centre (NC) ont voté pour. Les groupes Socialiste, radical et citoyen (SRC) et Gauche démocrate et républicaine (GDR), très critiques, ont voté contre.
Ce projet de reprend une série de
mesures phares sur lesquelles Nicolas Sarkozy s'est engagé pendant sa campagne présidentielle. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a évalué son coût à 10,1 milliards d'euros pour l’année 2008 et à
13,6 milliards d’euros en régime de croisière.
«Cadeaux fiscaux pour une infime minorité»
Si, pour la ministre, le texte a pour objet «de mettre en oeuvre une véritable politique du travail», l'opposition estime, comme Jean-Louis Idiart (SRC), qu'il est un catalogue de «cadeaux fiscaux pour une infime minorité et de mesures non financées qui pèseront sur les comptes publics».
En bref, le paquet fiscal prévoit l’exonération de charges salariales et d’impôt sur le revenu des
heures supplémentaires à compter du 1er octobre, la défiscalisation du
travail des étudiants de moins de 26 ans dans la limite de trois fois le smic, la déduction, pendant les cinq premières années, des
intérêts d'emprunt pour l'achat d'une résidence principale, la quasi-suppression des
droits de succession, un
bouclier fiscal porté de 60% à 50%, un encadrement plus sévère des
parachutes dorés et enfin la mise en place du
RSA (revenu de solidarité active).
Plusieurs amendements
En outre, les députés UMP ont étoffé le texte en faisant adopter
plusieurs amendements. Ils ont notamment obtenu une hausse de 20 à 30% de l'abattement d'ISF sur la résidence principale. Ils ont également réussi à porter de 20.000 à 30.000 euros la possibilité de donation en numéraire par une personne de moins de 65 ans et de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour les donations et les successions en faveur d'une personne handicapée si elle n'est pas l'héritière directe.
C. F.