MONNAIE - Le problème n’est pas l’euro, «mais la valeur des autres monnaies»…
Après avoir vertement critiqué l’«indépendance» de la BCE, Nicolas Sarkozy fait machine arrière. En compagnie de la chancelière allemande Angela Merkel, il a répété son attachement à «l'indépendance» de la Banque centrale européenne, lundi à l'issue d'un sommet à Toulouse.
La France «pour l'indépendance de la BCE»
«Pour nous, il est clair que l'indépendance de la Banque centrale européenne est très importante pour la zone euro», a déclaré Angela Merkel, selon la traduction en direct de ses propos.
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Après elle, Nicolas Sarkozy a affirmé que la France était «pour l'indépendance de la Banque centrale européenne».
«Le problème n'est pas la valeur de l'euro, mais la valeur des autres monnaies», a expliqué Nicolas Sarkozy ajoutant qu'il s'agissait d'un «point d'accord» entre lui et la chancelière Angela Merkel.
«Dumping monétaire»
Nicolas Sarkozy veut bien une banque centrale «indépendante», mais entend néanmoins peser sur la politique de cette dernière. Il a souligné que «l'article 111 du traité» stipule que «le conseil peut formuler les orientations générales de la politique de change» et «il n'est donc pas illégitime que nous ayons une discussion sur un sujet qui ne remet pas en cause l'indépendance de la BCE» ni «le niveau de l'euro», mais «le dumping monétaire pratiqué dans d'autres régions du monde».
Angela Merkel est allée dans le même sens: «En tant que pays du G8, il faut que nous fassions en sorte que les différences entre les politiques soient les plus minces possibles afin que cela n'ait pas trop de répercussions sur les taux de change, comme on le voit avec l'euro et le dollar, mais ça vaut également pour la monnaie chinoise».
D'après AFP