ECONOMIE - C’est ce qu’a annoncé Christine Lagarde devant la commission des Finances...
«Plus de 13 milliards d'euros en régime de croisière.» C’est ce que coûtera
le paquet fiscal à partir de 2009, selon Christine Lagarde, qui a présenté le projet de loi pour le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat devant la commission des Finances, ce mercredi.
Retour à l’équilibre budgétaire en 2012
La ministre de l’Economie a précisé que le coût total des mesures de ce projet de loi s'élèverait à «10 à 11 milliards d'euros pour l'année 2008». Le président de la commission des Finances, Didier Migaud (PS), l'avait, lui, évalué à «un montant supérieur à 15 milliards d'euros de dépenses fiscales en année pleine».
Ces annonces interviennent alors que la
Commission des comptes de la Sécurité sociale a dévoilé le même jour le montant du déficit de la Sécurité sociale, qui s’élève à
12 milliards d’euros au lieu des 8 prévus initialement.
La veille, le Premier ministre François Fillon s’était engagé à «maintenir le cap du désendettement» de la France, tout en reportant à 2012 - et non 2010 - le retour à «l'équilibre» du budget. Christine Lagarde avait elle-même reconnu que le gouvernement serait «peut-être amené» à augmenter un peu le déficit de l'Etat pour «dégripper l'économie».
La Commission européenne réagit
La Commission européenne n’a pas tardé à réagir, rappelant une nouvelle fois la France à ses obligations de réduction de déficit budgétaire, mercredi. «Il faut profiter de la croissance pour progresser vers l'objectif de l'équilibre budgétaire avec une réduction du déficit d'au moins 0,5% de PIB par an», a affirmé Amelia Torres, porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia.
Le gouvernement français mise dorénavant sur un déficit public de 2,5% du PIB en 2008 comme en 2007, a indiqué mardi l'entourage du Premier ministre François Fillon, alors que le précédent gouvernement s'était engagé à le reduire à 1,8% en 2008.
Paquet fiscal Il doit être débattu en séance à partir du 10 juillet. Il prévoit l'exonération des heures supplémentaires, un crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier, un bouclier fiscal à 50% et des mesures sur les «parachutes dorés» (indemnités de départ des dirigeants d'entreprises).