VIDEO. Transports: Wingly, la start-up qui lance le « co-avionnage »

INNOVATION Il vous faudra compter seulement 3 heures pour effectuer un Paris-Belle-Île, contre 7 heures en voiture et en bateau...

20 Minutes avec agence

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Des avions de tourisme

Des avions de tourisme — Loic Venance AFP

Basé sur le modèle de Blablacar ou de Airb'n'b, Wingly met en relation pilotes d'avion de tourisme et passagers désireux de prendre de la hauteur. Lancée le 9 juillet, la start-up permet surtout aux pilotes d'abaisser le coût du vol et aux touristes découvrir la France façon Yann Arthus-Bertrand, vue du ciel donc.

«Nous sommes nombreux à avoir toujours rêvé de monter dans un petit avion»

«Avec une licence coutant plusieurs milliers d'euros et des heures de vol à valider régulièrement pour la conserver, être un pilote pour son loisir s'avère très couteux. Or, nous sommes nombreux à avoir toujours rêvé de monter dans un petit avion et voler où bon nous semble, ou encore survoler les embouteillages sur les routes», explique Bertrand Joab-Cornu, l'un des trois fondateurs de Wingly.

Prendre de la hauteur et rendre le trajet distrayant, pourquoi pas, mais est-ce réellement avantageux ? « Sur beaucoup d'axes secondaires, Wingly peut offrir un gain non seulement de temps et d'accessibilité, mais aussi d'argent », confie encore le second français du projet, Emeric de Waziers, polytechnicien et pilote de formation, au Point. Pour preuve : 3 heures et 90 euros avec Wingly pour effectuer un Paris-Belle-Île, contre 7 heures et 100 euros en voiture et en bateau. Et sur le site, on découvre la possibilité de faire un Bergerac-Sarlat pour 24,25 euros et en 30 minutes.

Ne pas concurrencer l'aviation commerciale

Pour le trio (il reste l'Allemand, Lars Klein), le « co-avionage » s'inscrira facilement sur ce marché de économie collaborative où chacun participe, sans pour autant concurrencer l'aviation commerciale. Bertrand Joab-Cornu précise : «  Wingly se différencie du principe d'avion-taxi, car il repose sur le partage des coûts. Le pilote reste à l'initiative du vol et propose des places disponibles, en accord avec la réglementation de la Fédération française d'aéronautique. »

Pour le créateur de ce « blablacar du ciel », « le but de Wingly n'est pas uniquement la découverte et la démocratisation de l'aviation légère mais aussi, dans une moindre mesure, de continuer le travail des pilotes de l'aéropostal et ainsi d'ouvrir des routes. »