L’Etat français a perçu 4,1 milliards d’euros de dividendes en 2014 des entreprises dont il est actionnaire, soit un peu moins qu’en 2013 (4,5 milliards), selon un rapport publié jeudi par l’Agence des participations de l’Etat (APE).

EDF, Engie, SNCF Mobilités, Orange et La Poste composent le Top 5

Comme l’année précédente, les cinq principaux contributeurs du portefeuille de l’Etat, EDF, Engie (ex-GDF Suez), SNCF Mobilités, Orange et La Poste, ont représenté « plus de 86 % du montant total versé », précise l’APE dans son rapport annuel. Ces dividendes ont été versés au budget général de l’Etat, qui a prévu pour 2015 des perceptions en baisse à 3,7 milliards d’euros, « compte tenu du contexte économique et financier » et d’un accord passé avec la SNCF, qui ne versera pas de dividendes pour investir dans ses infrastructures, rappelle l’APE.

Créée il y a dix ans, l’APE est chargée de gérer le portefeuille public des établissements ou des entreprises totalement ou partiellement détenues par l'Etat. Quelque 77 entreprises relèvent de son périmètre.

En 2014, l’Etat est entré au capital de PSA Peugeot Citroën et d’Alstom 

En 2014, l’organisme public a géré plusieurs opérations d’ampleur, dont des prises de participations de PSA Peugeot Citroën, dans l’aéroport de Marseille-Provence et d’Alstom. « L’entrée au capital de PSA Peugeot Citroën, en avril 2014, a ainsi permis la relance de l’entreprise, et s’avère une excellente opération patrimoniale avec une valorisation de notre investissement qui a doublé en un an », souligne dans le rapport Régis Turrini, commissaire aux prticipations de l’Etat.

« D’autres opérations de marché ont été réalisées depuis l’été 2014 et s’inscrivent dans cette perspective avec en particulier l’acquisition de titres Renault en avril 2015 et de titres Air France-KLM en mai 2015, qui ont permis de conforter le poids de l’État dans la gouvernance de ces sociétés », ajoute-t-il.

Selon l’APE, la valeur des participations de l’État dans les entreprises représentait à la fin avril 2015 quelque 110 milliards d’euros. Sur ces participations publiques, près de 83 milliards étaient cotées en Bourse.

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