Le système envisagé tient-t-il la route?
L'écueil principal - rendre les heures sup moins chères que les heures normales - a été évité. Mais on va compliquer un système déjà peu lisible. Et on ne connaît pas le montant exact des exonérations pour les entreprises et la durée du dispositif.
Quel sera l'impact sur l'économie ?
La hausse de l'activité et du pouvoir d'achat sont difficiles à estimer. On va inciter au surcroît de travail plutôt qu'à l'embauche, ce qui n'a de sens que dans les secteurs qui ont du mal à recruter. Cette mesure repose plus sur une position idéologique qu'une analyse économique rationnelle.
Existe-t-il des risques de dérive ?
Une entreprise pourrait signer des contrats de 32 heures pour en faire faire 35 à moindre coût. Ou accorder des bonus sous la forme d'heures sup virtuelles, au lieu d'une augmentation de salaire. Cela coûterait moins, en plus d'être individualisable et réversible.
Tous les salariés vont-ils en profiter ?
Non, car il n'est pas question de pouvoir choisir de travailler plus. Cette mesure va coûter cinq milliards d'euros (l'Etat va payer les retraites, l'assurance-maladie et le chômage), qu'on aurait pu employer - si on arrive à les trouver - de manière plus efficace et équitable.
Débat : Réagissez à cette mesure ici