DELITS D’INITIES – Un document disculperait Lagardère…
Le document fait débat. Arnaud Lagardère et ses cadres du groupe
savaient-ils qu’EADS allait au-devant de grosses difficultés quand ils ont vendu la moitié des actions qu’ils possédaient, pour un bénéfice de 2 milliards d’euros? Mercredi, le «Canard enchaîné» penchait pour un oui franc et massif. Pour preuve selon l’hebdomadaire,
un carnet manuscrit retraçant des conversations sans ambiguïtés entre le président du conseil de surveillance de Lagardère et des responsables d’EADS.
Un mois après
Rebondissement dans «le Parisien» jeudi qui publie un fac similé d’une page de ce carnet, datée du 26 avril 2006, soit un mois après la vente. Dans «Le Point», Noël Forgeard, qui a lui aussi réalisé une substantielle plus-value lors de cette vente, indique qu’ «Airbus n’a pas signalé de retard irrattrapable avant mi-avril 2006 et les conséquences financières étaient très limitées.»
De quoi
disculper le groupe Lagardère? Pas sûr selon «Le Parisien» qui considère que le carnet «illustre en tout cas les dysfonctionnements du groupe EADS et les carences dans les remontées d’informations entre Airbus et sa maison mère».
P. K.