Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 5 mai 2015 à Clermont-Ferrand
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 5 mai 2015 à Clermont-Ferrand - AFP

REMUNERATION Le gouvernement maintient sa confiance dans l’ancien patron de PSA qui touchera finalement une retraite de 300.000 euros par an…

Ce qui apparaît «inacceptable» aux yeux de Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, est tout à fait «conforme» à ceux d’Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie et des Finances a assuré, mercredi soir, que le gouvernement «maintenait sa confiance» dans Philippe Varin.

Polémique: Le CDD qui permet à Varin de toucher 300.000 euros de retraite

L’ancien patron de PSA Peugeot-Citroën se trouve de nouveau au cœur d’une polémique au sujet de sa retraite chapeau. Le site internet Deontofi.com a révélé mardi que l'ancien président du directoire de PSA, qui a quitté son poste début 2014, toucherait bien une retraite chapeau de 299.000 euros par an, alors qu'il avait déclaré renoncer à un tel dispositif.

Une retraite revue sous l’action du gouvernement

Alors que le porte-parole du gouvernement, et plusieurs syndicats, avaient jugé cette rémunération «inacceptable», Emmanuel Macron a pris, de son côté, la défense de l’ancien patron dans une déclaration écrite envoyée à l’Agence France Presse.

«La retraite aujourd'hui touchée par Philippe Varin est bien conforme aux engagements pris par celui-ci en 2014 et aux dispositions votées par l'assemblée générale de PSA la même année», affirme ainsi le ministre Macron, ajoutant que le régime de retraite supplémentaire de M. Varin a été «revu et réduit sous l'action du gouvernement».

664.000 euros de retraite à la base

A Bercy, une autre source observe que «cette retraite est conforme au code Afep/Medef et plus de deux fois inférieure au montant initialement prévu», qui était de 664.000 euros par an, mais précise que «l'Etat a néanmoins voté contre à chaque fois qu'il en a eu l'occasion, depuis qu'il est devenu actionnaire de PSA».

De son côté, PSA a rappelé mercredi que «Philippe Varin avait volontairement renoncé aux conditions initiales et contractuelles de son régime de retraite supplémentaire, s'en remettant au Conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën».

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