Passage à niveau avec train.
Passage à niveau avec train. - Xavier Francolon/SIPA

RAIL Le pays arrive 3e ex aequo du classement établi par le cabinet de conseil Boston Consulting Group dévoilé ce mardi...

Retards, grèves, critiques de la Cour des comptes et suppressions de postes à la chaîne: la SNCF n'a pas forcément la cote aux yeux des Français. Pourtant, la France a le 3e système ferroviaire le plus performant d'Europe, derrière la Suisse et la Suède, et ex aequo avec le Danemark, selon un rapport du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) publié ce mardi.

«Comme la Suisse, la Suède, le Danemark, la Finlande et l'Allemagne, la France s'illustre par son système ferroviaire particulièrement performant», affirme Agnès Audier, directrice associée et coauteur du rapport, citée dans le communiqué de presse du BCG. Cette étude vise à évaluer la performance des réseaux ferroviaires de 25 pays européens, à partir de trois critères: l'intensité d'utilisation du système ferroviaire, la qualité des services dispensés et la sécurité.

Bonne ponctualité française

L'Autriche, la Grande-Bretagne, la République Tchèque, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Espagne, l'Italie, la Belgique et la Norvège, enregistrent «une performance généralement bonne, mais des résultats extrêmement variables en fonction des paramètres évalués (intensité d'utilisation, qualité des services ou sécurité)», détaille l'étude.

Enfin, la Slovénie, l'Irlande, la Lituanie, la Hongrie, la Lettonie, la Slovaquie, la Roumanie, la Pologne, le Portugal et la Bulgarie «ont des scores globaux plus faibles, en raison de problèmes de sécurité sur leur réseau». Par ailleurs, précise le BCG, la France est même deuxième ex aequo avec la Finlande pour la partie «qualité des services», qui prend en compte la ponctualité, la vitesse et le rapport qualité-prix.

L'étude souligne également que «la qualité du système ferroviaire est corrélée au niveau de dépense publique par habitant et l'importance du fléchage des investissements publics vers les infrastructures», plus que vers les opérateurs ferroviaires, comme le font la Finlande, la Suède, les Pays-Bas.

A l'inverse, la Roumanie, la Pologne, la Lituanie, le Luxembourg, la Slovaquie, allouent la majorité des subventions publiques à des opérateurs ferroviaires. La France, l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne, l'Italie, la République Tchèque, la Grande-Bretagne, l'Autriche, la Belgique, la Hongrie, la Bulgarie, la Lettonie, répartissent les subventions entre opérateurs ferroviaires et gestionnaires d'infrastructures.

«Cette corrélation ne veut pas dire qu'une allocation plus efficace des subventions est une baguette magique pour améliorer la performance ferroviaire. L'optimisation des actifs et des réseaux, l'efficacité marketing, la performance opérationnelle, la planification stratégique des effectifs et l'efficience de la gouvernance, sont bien sûr à considérer dans la performance ferroviaire», commente Joël Hazan, coauteur du rapport. En gros, il faut être bon partout. Et la France y arrive plutôt bien.

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