Que vous réservent les futurs distributeurs automatiques?

CONSOMMATION Lors du salon Vending, des innovations qui peuvent booster le secteur et changer le visage des distributeurs automatiques ont été présentées…

Oihana Gabriel

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Illustration d'un distributeur Milka présenté au salon Vending, qui détaille les innovations de la distribution automatique.

Illustration d'un distributeur Milka présenté au salon Vending, qui détaille les innovations de la distribution automatique. — O. Gabriel/ 20Minutes

Si beaucoup de distributeurs automatiques affichent encore barres chocolatées et cafés bas de gamme, le secteur est en pleine révolution. C’est en tout cas cette modernisation que les exposants du Vending Paris, salon dédié à la distribution automatique au sein du Sandwich Snack Show défendent ce mercredi et jeudi au Parc des Exposition (Paris XVe). 20 Minutes détaille quatre tendances qui sont en train de révolutionner les traditionnels distributeurs.

Le burger commence à grignoter le sandwich

  • Plus pratique. Les machines évoluent avec les avancées technologiques. Ainsi, certains distributeurs dans les gares affichent des écrans tactiles. Plus interactif, une machine présentée sur le salon propose des menus: café viennoiserie le matin, café-chewing-gum après le déjeuner… Et, depuis janvier 2015, une dizaine de distributeurs acceptent les tickets restaurants papier. L’accord était signé dès 2013, mais les machines ont dû évoluer pour correspondre à la demande. En effet, le distributeur, qui ne rend pas la monnaie, doit proposer des menus complets pour atteindre 7 à 9 euros. «Cette nouveauté nous a poussés à renouveler notre offre, explique Nicolas Bodilis-Reguer, secrétaire général de la Navsa (Chambre syndicale nationale de vente et services automatiques). Et le premier produit vendu selon Sodebo, c’est la salade! Ce qui tranche avec notre image de distributeur de produits sucrés.
     
  • Plus sain. Lancé en 2011, le label «feel good» aide les salariés à craquer sur une pomme plutôt que sur un KitKat. «On n’impose pas quatre fruits par jour mais on donne le choix, résume Nicolas Bodilis-Reguer. On propose des produits laitiers, fruits, légumes et boissons sans sucre ajouté. Nous avons défini ce label avec des nutritionnistes. On a vraiment vécu un changement: en 2007 on a introduit des pommes dans les distributeurs automatiques, ça n’a pas marché. En 2012, c’était une demande.» Aujourd’hui seulement une cinquantaine d’entreprises ont rejoint le programme, mais «ces distributeurs feel good sont de plus en plus demandés lors d’appels d’offres, assure le secrétaire général de Navsa. Se rapprocher du mieux manger, c’est aussi ça l’avenir du secteur.»
     
  • Plus variés. Des baguettes de pain frais, des jeux, des journaux… La diversification est également une piste pour ces entreprises. «Mais on reste essentiellement alimentaire», nuance Nicolas Bodilis Riguer. Et il faut choisir des lieux bien précis: hôtels, musées pour proposer des produits culturels par exemple. Avec, souvent, des produits pratiques, par exemple, dans les aéroports, des chargeurs de téléphone, des coussins, des masques de sommeil... «Mais on imagine aussi des distributeurs près des bornes Vélib’ avec une pince pour les vêtements, un poncho pour la pluie, ou dans des salles de sport avec bonnet de piscine et bouteilles d’eau», complète Corinne Menegaux, directrice de Vending Paris.

L’automate à baguettes 24 heures sur 24 régale le XVe arrondissement de Paris

Illustration d'un distributeur de jeux. - Vending PARIS

 

  • Support de marques. Le distributeur automatique comme canal de communication, c’est aussi une des tendances du secteur. Sephora et son distributeur de parfums dans le métro parisien l’avait imaginé il y a des années. L’idée a fait du chemin. Dans les allées du salon, on découvre ainsi des machines estampillées Milka ou Evian. «Mais Starbucks et Selecta réfléchissent à créer aussi des corners en entreprise pour des pauses gourmandes», précise Corinne Menegaux, directrice du salon. Ainsi, les habitudes alimentaires du week-end s’inscriraient dans le lieu de travail. Et d’autres enseignes haut de gamme comme Michel et Augustin s’intéressent à la distribution automatique. A l’inverse, des coffee-shops et boulangeries pourraient à l’avenir ménager un espace pour que les clients puissent se restaurer tout en travaillant sur leur ordinateur portable.
     

L’appétit pour les food trucks ne se dément pas

Quelques chiffres sur la distribution automatique

637.000 distributeurs automatiques en 2012

80% sur des lieux de travail

16 millions de ventes dont 14 millions de boissons chaudes, 1 million de boissons froides et 1 million de produits alimentaires

35 euros, c’est la dépense moyenne par habitant chaque année

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