Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 2 décembre 2014, à Berlin.
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 2 décembre 2014, à Berlin. - JOHN MACDOUGALL / AFP

ENTREPRISE Le ministre de l'Economie souhaite plus d'accords de branches dans le cadre du Pacte de responsabilité...

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a appelé jeudi les dirigeants patronaux à «prendre leurs responsabilités» pour obtenir plus d'accords de branche dans le cadre du Pacte de responsabilité.

«Aujourd'hui, leur job, leur rôle, c'est de prendre leurs responsabilités et de mener les négociations», a déclaré le ministre à la presse après son intervention au 1er sommet de l'économie, organisé à Paris par «Osons la France», forum de chefs d'entreprise, et la revue économique Challenges. «C'étaient leurs engagements», a-t-il affirmé, deux jours après avoir déclaré que le faible nombre d'accords de branches signés représente aussi un «échec» pour le Medef. «C'est un échec et aujourd'hui, c'est aussi le sien», avait-il affirmé mardi, en référence au patron du Medef, Pierre Gattaz.

«Il y a une France qui veut autre chose»

Seuls deux accords de branches ont été signés pour le moment, a rappelé Macron. Début novembre, le ministre du Travail, François Rebsamen, avait souligné que la moitié des 50 principales branches professionnelles n'avaient même pas encore planifié de négociations. Dans son intervention au 1er sommet de l'économie, au Grand Palais, qu'il a improvisée, Macron a évité de brandir à nouveau l'idée d'un «échec» du pacte de responsabilité, une déclaration qui avait suscité la polémique.

Il a même au passage reproché à la presse son «obsession des petites phrases». «Elle prend un bout d'une phrase que vous avez pu dire et elle le met dans un flipper», a-t-il assuré. «Vous avez dit un mot et on vous le reproche. Ce mot-là, parce que vous avez dit la vérité, il est balancé partout», a-t-il regretté. «Le soir même, tout le monde vous reproche d'avoir dit la vérité. Et le lendemain, les mêmes journalistes disent (...) c'est de la langue de bois permanente», a-t-il ajouté.

Dans son discours, Macron s'est également revendiqué comme socialiste en réponse aux critiques provenant de son propre camp. «Je l'assume. Etre socialiste aujourd'hui me paraît une nécessité de bâtisseur parce c'est croire que les intérêts constitués tels qu'ils existent ne peuvent plus tout», a souligné le ministre, après avoir cité Jean Jaurès. «C'est croire qu'à un certain moment de notre histoire, il y a une France qui se réveille, qui veut autre chose et à qui il faut donner de la place», a-t-il ajouté.

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