En plus de son appartement, Lepaon (CGT) a aussi rénové son bureau à grands frais

SYNDICAT La nouvelle affaire est à nouveau révélée par «Le Canard enchaîné»...

20 Minutes avec AFP

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Thierry Lepaon, lors du sommet social de juillet 2014

Thierry Lepaon, lors du sommet social de juillet 2014 — WITT/SIPA

Outre les coûteux travaux réalisés dans l'appartement de fonction de son numéro un Thierry Lepaon, la CGT a également dépensé 62.000 euros pour rénover son bureau au siège de la centrale à Montreuil, près de Paris, affirme le Canard enchaîné à paraître mercredi.

L'hebdomadaire satirique a reproduit dans son édition de mercredi l'extrait d'un devis pour des travaux d'aménagement, réalisés au début de l'année, dans le bureau de Lepaon, pour un montant de 62.179,44 euros. Selon le Canard, qui avait également révélé le mois dernier des travaux dans l'appartement de fonction de Lepaon, ce bureau de plus de «50 mètres carrés» a été entièrement rénové, notamment le parquet, le mobilier, l'électricité.

La Commission exécutive de CGT (direction élargie), réunie mardi au siège de la centrale, «a été informée du montant de ces travaux», à la suite des révélations du Canard enchaîné, a indiqué à l'AFP une source interne. «On est dans la démesure», a estimé cette source. Selon elle, en guise d'explication Lepaon a souligné que «pendant 15 ans, il n'y avait pas eu de travaux dans ce bureau».

«J'ai vécu pendant presque un an dans les meubles de Bernard Thibault»

Lors d 'une interview le 19 octobre sur France 5, Lepaon avait souligné qu'après son élection à la tête de la confédération en mars 2013, il avait «vécu pendant presque un an dans les meubles de Bernard Thibault», son prédécesseur. Ensuite «on a refait pratiquement tout dans ce bureau», avait-il dit. La CGT a part ailleurs dépensé 105.000 euros pour rénover l'appartement de fonction de 79 mètres carrés de son secrétaire général situé en bordure du bois de Vincennes.

Mais Lepaon avait affirmé qu'il n'avait pas été informé du coût de ces travaux et fait état de dysfonctionnements au sein de la centrale. Le sujet avait provoqué une crise au sein de la CGT et donné lieu à des débats houleux lors de la réunion les 4 et 5 novembre du Comité central national (CCN, «parlement»).

La Commission financière de contrôle (CFC) a été chargée de faire toute la lumière sur les dysfonctionnements. Toutefois la direction a refusé l'élargissement de cette instance de contrôle à des cadres issus du Parlement de la CGT malgré des demandes en ce sens.