Wall Street redevient optimiste après sa meilleure semaine depuis 2012

Signant sa meilleure semaine depuis fin 2012, Wall Street s'élance ...

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La bourse de New York

La bourse de New York — Stan Honda AFP

Signant sa meilleure semaine depuis fin 2012, Wall Street s'élance avec un optimisme retrouvé vers les prochaines séances, se préparant à une nouvelle salve de résultats d'entreprises et à l'annonce anticipée de la fin des rachats d'actifs de la Réserve fédérale.

Au cours des cinq dernières séances, l'indice Dow Jones Industrial Average a grimpé de 2,59%, clôturant à 16.805,41 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, s'est envolé de 5,29% à 4.483,71 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500, le plus regardé par les investisseurs, a gagné 4,12% à 1.964,58 points, soit sa progression hebdomadaire la plus importante depuis décembre 2012.

Après avoir connu sa pire semaine de l'année début octobre (-3,14% pour le S&P 500), «Wall Street, qui a bien trop baissé, s'est ressaisie», remarque Art Hogan, de Wunderlich Securities.

Le fait «que le S&P 500 ait effleuré le niveau technique de -10% par rapport à son dernier sommet a précipité un retour de l'argent laissé en dormance», analyse-t-il.

Pour beaucoup d'observateurs, la Bourse new-yorkaise a pâti plus que de raison de doutes sur la vigueur de la croissance mondiale et sur un ralentissement européen, des craintes somme toute externes.

Or, aux Etats-Unis, où la saison des résultats bat son plein, «les résultats ont dans l'ensemble été très bons, mis à part quelques faux pas, comme IBM», relève Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors.

Les attentes des analystes ont été globalement dépassées jusque-là du côté des bénéfices comme du chiffre d'affaires: «On attendait 6% à 7% de croissance pour les bénéfices et 3% à 4% pour le chiffre d'affaires, au lieu de quoi nous avons pour l'instant 8% à 9% et 6% à 8% de progression respectivement», précise M. Hogan.

Raison de plus pour revenir vers Wall Street, «les investisseurs se sont rendu compte que les sociétés qui décevaient le faisaient souvent à cause de l'étranger et des exportations à faible croissance avec un dollar fort», ajoute Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

Dans cette optique, «on regardera de près les résultats de Starbucks», le spécialiste du café jeudi, «pour voir s'il y a eu un ralentissement des ventes hors Etats-Unis et un +effet Coca-Cola et McDonald's», qui ont déçu, ajoute-t-il.

Après la publication de plus d'un tiers des entreprises du S&P 500, les investisseurs se pencheront sur plus d'une centaine de grandes sociétés américaines au cours des prochains jours.

Cette semaine sera surtout celle des réseaux communautaires et de la pharmacie puis de l'énergie, avec Merck, Amgen et Twitter lundi, Facebook, Pfizer et Dupont mardi, Goodyear mercredi, Thomson Reuters jeudi et ExxonMobil et Chevron vendredi.

- La Fed au centre des regards -

La réunion des membres du Comité directeur (FOMC) de la banque centrale américaine, la Fed, mardi et mercredi, sera aussi au centre des regards.

«Il s'agit de son avant-dernière réunion de politique monétaire de 2014», rappellent les économistes de IHS Global Insight, soulignant que «la récente volatilité sur les marchés a alimenté des spéculations sur le fait que la Fed pourrait retarder la fin prévue ce mois-ci de son programme de rachats d'actifs».

Mais «nous estimons que cela se produira bien» même si le FOMC pourrait mentionner le net déclin des attentes sur l'inflation américaine et «promettre davantage de soutien sur les marchés», en retardant la hausse des taux, attendue vers mi-2015, par exemple, ajoutent-ils.

Au total, «on s'attend à ce que le ton du communiqué reste prudent sur l'économie (...) même si la référence à une +période de temps considérable+ [avant une hausse de ses taux directeurs] pourrait être affinée», estiment les experts de TD Securities.

Côté indicateurs, la semaine sera aussi chargée, avec la première estimation sur le produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre jeudi. Le consensus se situe autour de 3,1%, selon IHS.

Mardi, les investisseurs guetteront les chiffres des commandes de biens durables en septembre, des prix des maisons (S&P/ Case-Shiller) et de la confiance des consommateurs en août, et vendredi des revenus et dépenses des ménages.

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