Le président du Medef Pierre Gattaz, le 8 avril 2014 à Lyon
Le président du Medef Pierre Gattaz, le 8 avril 2014 à Lyon - Jeff Pachoud AFP

ECONOMIE Dans un entretien au Figaro, le président du Medef dit attendre que «nos gouvernants obtiennent auprès des employeurs et des investisseurs français et étrangers leur confiance»...

Le président du Medef Pierre Gattaz a estimé que «La situation économique du pays est catastrophique», dans un entretien au Figaro paraissant lundi.

Pour le patron des patrons «la croissance n'est pas là! Il n'y a plus d'investissement et plus d'embauche.» Evoquant le pacte de responsabilité qui vient d'être voté, il annonce attendre la phase 2. «Le noyé a été ramené sur la plage, il faut le réanimer», a-t-il dit. Pour y parvenir, Pierre Gattaz attend que «nos gouvernants obtiennent auprès des employeurs et des investisseurs français et étrangers leur confiance.»

Une «douzaine de "mesures turbo" pour générer de l'emploi rapidement»

Pour ce faire le patron du Medef souhaite que l'on dise «clairement que l'on va abandonner dès maintenant la taxe à 75 % sur les très hauts revenus.» Estimant que «le pacte seul ne suffira pas à redresser la France», il annonce qu'une «douzaine de "mesures turbo" pour générer de l'emploi rapidement» seront présentées à l'université d'été du Medef.

«Il faut regarder le sujet des seuils sociaux, parler de l'interdiction du travail le dimanche et après 21 h. Le niveau du smic doit pouvoir être discuté avec les partenaires sociaux, pour que les populations très éloignées de l'emploi - 1 million de chômeurs n'ont pas vu une entreprise depuis deux ans au moins - puissent retrouver un travail», a-t-il ajouté.

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