Circulez, il n'y a plus rien à voir. Un rapport de la Cour des comptes révélé hier par Le Parisien, met en cause la gestion de l'ex-Agence nationale de valorisation de la recherche (Anvar) entre 1998 et 2004. « C'est du passé, nous ne souhaitons plus en parler», se défend aujourd'hui Oseo Innovation, la structure qui a repris les activités de l'Anvar depuis 2005. Le rapport épingle cette structure d'aide aux entreprises : sur les six années étudiées, « les défaillances de la gestion comptable » aboutissent à la publication de comptes « non fidèles, non réguliers et non sincères ». L'efficacité de l'organisme est aussi mise en cause : les modes d'aides trop nombreux ou l'accès des PME françaises aux aides européennes, qui « reste inférieur à la moyenne européenne». Les aides profitent trop souvent aux mêmes : entre 1999 et 2003, 60 % des crédits auraient été alloués aux sciences du vivant et aux nouvelles technologies. Des travers passés ? Cela reste à vérifier. « La question du bon fonctionnement des systèmes d'information d'Oseo-Anvar reste notamment pendante », préviennent les sénateurs qui ont auditionné son PDG la semaine dernière.
Edouard Lederer