Illustration d'un paiement sur Internet.
Illustration d'un paiement sur Internet. - CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA

ECONOMIE Le financement participatif n’est plébiscité que par 31% des Français alors qu'Arnaud Montebourg doit présenter ce mercredi l'ordonnance visant à faire de la France un pays leader dans ce domaine…

Financer un projet musical, hôtelier, social ou culturel depuis son salon, en se rendant sur une plateforme d’échanges entre investisseurs et porteurs de projet n’est pas encore une pratique très courante pour la plupart des Français. Selon un sondage OpinionWay pour Citygate et F2iC*, seuls 31 % d’entre eux se disent globalement séduits par le «crowdfunding» (littéralement, «financement par la foule»), cette pratique de financement participatif sur Internet qui vise à aider les entrepreneurs à récolter des fonds.

Dans la plupart des cas, c’est l’association d’un grand nombre de personnes investissant un petit montant qui permet aux porteurs de projets de trouver les fonds demandés. Ce mode de financement est également un moyen de fédérer le plus grand nombre de personnes autour d’un projet. Les fonds peuvent être alloués sous quatre formes différentes: le don, le prêt, la récompense ou la participation au capital d’une entreprise.

Plus de deux tiers des Français pas intéressés

En France, ce financement participatif sera encadré dès juillet, après la publication des décrets d'application d'une ordonnance qui doit être dévoilée ce mercredi par Arnaud Montebourg, prévoyant notamment la création de deux statuts pour les plateformes du secteur. Mais à la veille de ce grand changement, la pratique peine encore à séduire.

Dans le détail, seuls 3 % des Français y ont déjà eu recours. Quelque 12 % connaissent le «crowdfunding» et comptent y participer dans les mois à venir et 16 % ne connaissaient pas mais se disent intéressés. Les 68 % restants n’étant pas intéressés par le projet (1 % ne se prononce pas). Par ailleurs, ce sont les jeunes (18-24 ans) et les foyers les plus fortunés qui sont les plus enclins à donner.

*Etude réalisée sur un échantillon de 1.270 personnes dont 1.070 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

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