Travailler au Canada ? Une solution pour des chômeurs alsaciens confrontés à la crise.
Travailler au Canada ? Une solution pour des chômeurs alsaciens confrontés à la crise. - G. Varela / 20 Minutes

EMPLOI – Plus d'un sur quatre souhaite y décrocher un travail...

L’étranger attire plus que jamais les jeunes diplômés français. Plus d’un sur quatre (27%) souhaite y décrocher un emploi, alors qu’ils étaient seulement 13% à l’envisager il y a deux ans, révèle un baromètre dévoilé jeudi par Deloitte et l’Ifop. Ces jeunes rêvent de Canada (37%), d’Etats-Unis (32%), de Royaume-Uni (26%) ou encore d’Australie (18%), mais pas franchement d’Asie (seulement 13%), pourtant en plein développement.

Mais comment expliquer un tel attrait pour l’expatriation? Avant tout par un marché du travail de plus en plus impénétrable en France. Parmi les jeunes diplômés ayant terminé leur cursus il y a moins de trois ans, à peine un sur deux (51%) est parvenu à décrocher un poste. Soit une baisse de quatre points en seulement un an (55%).

Le doute s’installe

Les autres poursuivent donc leurs recherches. Non sans crainte: 57% redoutent de ne pas trouver un emploi dans les six prochains mois. Sans doute parce que pour près de six candidats sur dix (56%), les offres disponibles ne correspondent pas à leur profil… Le doute s’installe. La France, cinquième puissance économique mondiale, présente-t-elle vraiment des arguments pour leur avenir professionnel? Seuls 25% en sont convaincus…

Du coup, «l’expatriation est en majorité choisie», assure Jean-Marc Mickeler, du cabinet Deloitte. «Et elle est motivée par la volonté de travailler dans un environnement culturel différent, de progresser dans une langue étrangère et d’enrichir son CV.»

D’ailleurs, pour faire la différence et trouver un emploi, que ce soit en France ou à l’étranger, partir étudier hors des frontières hexagonales devient un plus non négligeable. «Je pense même que ne pas avoir tenté cette aventure est un moins sur un CV. Ca fait vraiment très franchouillard de ne pas être allé voir ailleurs, de ne pas s’être frotté au monde», avance Etienne Deroure, spécialiste du recrutement. Un salon (1) dédié à ce thème se tient d’ailleurs ces vendredi et samedi à Paris.

(1) Salon Partir étudier à l’étranger, organisé par le magazine L’Etudiant, les 1er et 2 février, de 10h à 18h, au Parc des expositions de Paris, Porte de Versailles.

Méthodologie de l’enquête

L’étude a été réalisée du 9 au 18 janvier 2014 auprès de 1.001 personnes représentatives des jeunes ayant achevé leurs études, titulaires d’un diplôme de niveau bac à bac +5 depuis moins de trois ans, en poste ou en recherche d’emploi dans le secteur privé.   

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