Epargner pour son décès, un bon plan?

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Publié le 30 octobre 2013.

ECONOMIE - Faut-il souscrire un contrat obsèques pour soulager ses proches lors de son décès...

Mourir revient cher: en 2012, selon les statistiques de l’Insee, une inhumation coûtait environ 5.900 euros en région parisienne et 3.400 euros dans les grandes villes de province. A peine moins chères, les crémations représentent également un budget que la famille des défunts n’a pas forcément prévu. Les contrats obsèques, qui ont pour but de financer les formalités de l’enterrement, ont donc le vent en poupe: selon un sondage Ipsos pour les Services Funéraires de la Ville de Paris réalisé en octobre 2013, 44% des Français estiment que c’est le défunt lui-même qui devrait prendre en charge de son vivant le coût des obsèques.

Epargner avant la retraite

«Aujourd’hui, 17 à 18% des cérémonies funéraires sont préfinancées, chiffre Philippe Martineau, directeur du réseau Le Choix funéraire. En 2020, on estime que 40% des Français auront mis de l’argent de côté pour leurs obsèques.» Mais que choisir entre les différents contrats qui coexistent sur le marché? La première question à se poser est de savoir si on veut seulement laisser une somme d’argent à ses proches ou financer et organiser soi-même ses obsèques, conseille l’UFC-Que choisir. Dans le premier cas, un contrat d’assurance en capital permet de placer de l’argent de son vivant mais aucune prestation funéraire n’est prévue. «Ce contrat ne dégage les héritiers de rien, rappelle Philippe Martineau. Quant à la rentabilité, autant ouvrir un livret épargne qui va rapporter plus.»

Pour faciliter la tâche des proches, les contrats en prestation, à souscrire auprès d’assureurs ou directement auprès des pompes funèbres, permettent de mettre de l’argent de côté et si on le souhaite, de définir toutes les prestations de ses obsèques (cercueil, cérémonie…). «L’opérateur de pompes funèbres fait un devis, les clients mettent de l’argent au rythme qu’ils veulent sur un compte géré par un courtier ou un assureur à hauteur de ce devis», explique Philippe Martineau. Pour pouvoir épargner avant sa mort, les professionnels conseillent de s’y prendre tôt: «La moyenne d’âge est de 53 ans à la souscription de ces contrats, note Philippe Martineau. Les gens peuvent ainsi cotiser pendant dix ans avant d’être à la retraite et de ne plus avoir les capacités financières pour le faire.» 

Audrey Chauvet
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